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Mercredi 8 mai 2024

Ce printemps, j'ai souvent écrit qu'il y avait un "problème" avec la Sarcelle d'été à Saclay. Du coup, j'ai regardé combien il y avait de données entre le 1er avril et aujourd'hui en IDF. Une quinzaine seulement ! Alors qu'en 2022, il y en a eu près de 80 et, en 2023, plus de 60. Que s'est-il passé ?

Trois hypothèses :

- soit elles ne sont pas passées au-dessus de notre région. On devrait alors avoir des échos de leur présence sur les sites de reproduction.

- Soit elles sont toujours dans le sud, mais c'est peu convaincant en ce début mai.

- Soit leur hivernage s'est mal passé en Afrique. C'est à craindre. Les plans d'eau où elles hivernent étaient peut-être à sec (c'était le cas au Sénégal), et la chasse locale a pu s'ajouter à la perturbation.

Quelques photos issues des archives pour les soutenir moralement dans leur difficile existence de grandes voyageuses.

Sinon, à Saclay, rien à signaler de nouveau en cette journée toute grise, à peine éclairée par la flamme olympique.

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Mardi 7 mai 2024

Je ne présente pas souvent les gastéropodes et beaucoup d'entre vous le regrettent 😉. Je salue leur discrétion qui, entre nous, force le respect. Pour pallier ce manque, voici l'Ambrette commune (Succinea putris), effectivement commune sur les Iris faux-acore (Iris pseudacorus). Sinon, journée encore plus calme qu'hier (sauf surprise au crépuscule). Le Bécasseau sanderling n'a pas été revu. Aucune guifette au-dessus des eaux calmes. L'attente d'un premier Blongios a été vaine. Mais l'espoir reste vif dans le cœur des observateurs 😂.

Parmi les illustrations, l'évolution du milieu sur la rive sud de l'étang Neuf (limitation des saules pour le retour de la roselière), en 3 clichés de 2024, 16 janvier : avant les travaux, 16 février : après les travaux, 7 mai : tout reverdit avec le renouveau de la roselière. Et aussi des espèces classiques du moment, notamment le H. garde-bœufs que l'on surveille de près chaque jour.

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Lundi 6 mai 2024

Journée plus calme qu'hier en relation avec une météo moins perturbée. Le Sanderling côtoyait les rivages de la vasière ouest, soit dans l'eau, soit sur le sable, dès qu'un rayon de soleil réactivait le métabolisme des insectes. Une seule Guifette noire a fait le spectacle en journée.

Je n'ai pas encore vu le moindre poussin de Grèbe huppé, mais peut-être n'ai-je pas été visiter les recoins cachés de l'étang Neuf où une naissance a pu avoir lieu dans le plus grand secret. On va mieux chercher demain. Quant aux Hérons garde-bœufs, ils sont toujours bien actifs sur la rive sud.

Si je reçois des illustrations originales... Au moins, le Sanderling en plus gros plan ce soir grâce à Laurent.

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Dimanche 5 mai 2024

Comme chaque début mai, il fallait être sur le terrain toute la journée pour ne rien rater. Et encore, on devrait être plusieurs à observer à la fois sur l'étang Vieux et sur l'étang Neuf. Ce matin, 12 Guifettes noires sont arrivées "en trombe" vers 10h. Elles ont tourné au moins jusqu'à 11h30. Il en restait 3 cet après-midi. Vers 11h, 2 Barges rousses ont tracé de long en large sur la réserve, mais elles ne se sont pas posées. Allez savoir pourquoi ? Les vasières sont larges et hors de portée des humains. Difficile de leur demander une explication, les barges sont peu loquaces sur leurs choix de vie. Vers 16h, Julien me signale un Bécasseau sanderling, depuis la route. Vérification sur place ensemble et photo souvenir de loin pour le rapport annuel.

Signalons encore en vrac : Rougequeue à front blanc, Loriot, Chevalier gambette, Hérons garde-bœufs etc. Saclay est à la hauteur de sa réputation internationale 😉. En tout cas, toujours pas de Sarcelle d'été. C'est un véritable scandale ! 😏

L'histogramme ci-dessous montre que la migration prénuptiale du Ch. aboyeur est presque gaussienne (en faisant abstraction du 18 avril).

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Passage Aboyeur printemps_2.png

Samedi 4 mai 2024

Le Balbuzard peut passer en mai à Saclay. C'est souvent un immature / jeune adulte à la recherche de nouveaux sites de reproduction. Si on le voit aussi facilement en France et même en Île-de-France (où il niche, depuis 2005), ça n'était pas le cas au début du XXème siècle. Il est toujours utile de rappeler que plusieurs espèces de rapaces ("becs crochus") ont failli disparaître entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème. Et l'extrait de l'ouvrage de H. de la Blanchère (une fois de plus...) est à ce titre révélateur : "le Balbuzard se trouve presque partout en France, du nord au midi, et y détruit des quantités de poissons prodigieuses... À mort, sans pitié* !". Ce rapace ne détruit pas des "quantités" de poissons, ou alors, le Balbuzard était vraiment très commun en France !

En 1974, il subsistait 3 couples en Corse et plus aucun sur le continent ! Ailleurs, dans le Monde, c'est également l'utilisation excessive du DDT qui a fragilisé les coquilles d'œufs, et sa suppression au début des années 1970 a largement contribué à sauver l'espèce en complément de l'interdiction de les tuer.

Rappelons que c'est l'action de Jean-François et Michel Terrasse (✝︎) (création du Fond d'Intervention pour les Rapaces, devenu section Rapace de la LPO en 1998) qui a été à l'origine du retour de ces oiseaux en Métropole. Mais le décret de protection date seulement du 17 avril 1981 ! Toute une époque, avec beaucoup de souvenirs pour ma part, en tant que membre du FIR 😊. De nos jours, on compte une cinquantaine de couples dont 25 en Corse.

On assiste au passage des derniers Traquets motteux. C'est la sous-espèce type (nicheuse en Europe) qui migre à travers l'IDF. Mais O. o. leucorhoa, (Groenland) peut être vu dans notre région. L'identification est délicate et les guides sont peu précis sur le sujet. Du coup, je donne un lien d'un article de Philippe et Sébastien sur le sujet.

* Le même auteur voulait la mort des Martins-pêcheurs également pour destruction des piscicultures !

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Vendredi 3 mai 2024

Ce matin, on pouvait encore entendre et voir 4 Ch. aboyeurs, 1 Ch. sylvain, une quinzaine de Ch. guignettes et 1 Petit Gravelot. Ce sont des effectifs normaux pour un début mai. Curieusement, ça peut changer en fin de soirée. C'est ce qui s'est passé hier soir puisqu'un Bécasseau variable est apparu vers 20h (info de Laurent). Il n'était plus là ce matin, ou alors bien caché. Il semble que les 2 couples de Hérons garde-bœufs s'installent. On va les surveiller de loin. Deux ou 3 couples de S. pierregarins persistent et signent pour revenir nicher sur la plate-forme historique.

Voilà pour les quelques nouvelles du jour. Soyons attentifs pour repérer l'arrivée d'autres migrateurs comme l'Hypolaïs qui n'a toujours pas été entendue. Et toujours pas de Sarcelles d'été posées 😏.

Quelques clichés "pour dire que j'ai fait des photos aujourd'hui". Vous reconnaîtrez Anthocharis cardamines (celui qui se lève de bonne heure...) et la fleur de Lys (celle des rois).

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Jeudi 2 mai 2024

Difficile de comprendre la stratégie des Hérons garde-bœufs. On en voit au dortoir avec des effectifs qui varient chaque jour. Le matin, ils sont introuvables à Viltain, puis ils y apparaissent dans l'après-midi pour aller se coucher sur la rive sud vers 16h30 (c'est tôt !). Comme le montre la photo ci-dessous, ce sont des adultes en plumage nuptial. Ce matin, 6 Tadornes de Belon, 9 Morillons et encore 6 Aboyeurs (plus la "ribambelle" de Guignettes). On aurait aimé quelques guifettes, mais nos espoirs furent déçus. Les premiers Blongios ont été signalés en IDF.

Comme c'était le second jour des relevés décadaires des pièges photos, vous n'allez pas échapper à 2 séquences (sur des centaines extraites des 10 appareils en fonction...). La première, de nouveau la Martre des pins en plein jour* ! La même, ou une autre, a été filmée transportant des œufs** (au moins 4 voyages) sur la rive nord également (vidéos de trop mauvaise qualité pour être montrées). La seconde séquence est une renarde avec son petit. La définition n'est pas excellente, mais on se laisse toujours attendrir par les "nouveaux-nés" 🦊.

* Depuis 10 ans que nous suivons les carnivores par pièges-photos à Saclay, c'est seulement en 2023 que nous avons eu la martre pour la première fois en pleine journée.

** Comme pour le renard du 24/04, pour nourrir une portée sur les abords de l'étang Vieux ? Pas impossible.

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SPG JPN 1er mai24.jpg
Cygne JPN 1er mai24.jpg
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Traquet motteux 1er mai24.jpg
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Mercredi 1er mai 2024

Que peut-on attendre de mai ? Bien sûr, le premier Blongios, mais n'oublions pas les surprises de ces dernières années. Mai 2021, Guêpier d'Europe ; mai 2022, Sterne caspienne ; mai 2023, Pie-grièche écorcheur*, sans oublier les limicoles, même s'ils ne sont pas facilement visibles depuis la route. Le mois de mai est également celui du passage des guifettes, principalement la Noire, et le Balbuzard y est vu chaque année.
Illustrations variées qui vont d'une séquence vidéo sous 2 angles (2 pièges-photos)** d'un même Blaireau***, à un peu de botanique (floraison des Laîches des marais), en passant par quelques libellules (1ère donnée de la Nymphe depuis 5 ans !), sans oublier l'ancienne plateforme des Pierregarins qui a retrouvé 3 couples !!! Julien a revu une Flavéole parmi de nombreuses Printanières vers Orsigny. Et pour terminer, une carte postale de Sébastien du Népal ! Je ne vous montre pas les oiseaux colorés qu'il a photographiés pour que ne fassiez pas trop de rêves "psychédéliques" 😇.

* rappelons la Pie-grièche à tête rousse le 27 avril 2022.

** pour les "pros" des pièges-photos, la différence d'éclairage provient des longueurs d'ondes des projecteurs IR de chaque appareil : 950 nm et 850 nm.

*** Laurent m'en a signalé un, mort, sur la RD 446 le 29 avril 😢.

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Mardi 30 avril 2024

Je reviens une dernière (peut-être 😉) fois sur ce qui est écrit dans l'ouvrage d'H. de la Blanchère. Il s'agit des hérons et ça vaut "son pesant de cacahuètes" : "Nous ne recommanderons point les hérons en général, pas plus le cendré que le bihoreau et le butor. Tous sont d'un naturel colère, farouche, hardi et querelleur ; tous se lancent sur les hommes et les animaux qui leur font peur, et, dans ces agressions, Ieur formidable bec peut faire de sérieuses blessures, d'autant plus que ces stupides animaux visent toujours l'œil de leur ennemi. Il y a donc là un veritable danger pour les enfants et même pour les chiens, qu'ils ne craignent nullement. D'ailleurs le héron est un mangeur de poissons, qu'il guette avec une patience extrême et qu'il sait attraper avec beaucoup d'habileté". Je ne savais pas que je prenais autant de risques à Saclay 😏.

Avril se termine déjà. Il n'a pas failli à sa réputation, même si nous n'avons pas observé une grande rareté. Certes, il y a eu l'Ibis, mais il ne s'est pas montré coopératif. Nous avons rajouté 32 espèces nouvelles pour 2024 tout de même !

Dans les illustrations, notez cette Bergeronnette printanière flavissima, prise à proximité de l'étang Vieux, une femelle de la sous-espèce des îles britanniques.

PS. Danièle m'a rappelé les "recettes d'Alexandre Dumas" de 1850 dans lesquelles il propose mille façons de cuisiner les oiseaux. Assez facile à trouver sur le WEB pour les amateurs.

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SPG PL 29avril24_2.jpg
SPG PL 29avril24_1.jpg
Guignette PL 29avril24.jpg

Lundi 29 avril 2024

Poursuivons avec un autre paragraphe de l'ouvrage d'H. de la Blanchère, cité hier. C'est à propos de canards et l'on voit comment à cette époque on considérait la nature uniquement au service de l'humain (et parfois encore de nos jours...). "Quant aux canards, leurs services consistent à nous fournir une chair succulente dans certaines espèces dès longtemps domestiquées, et auxquelles avec un peu de soin on pourrait ajouter, encore aujourd'hui, un bon nombre ; et dans d'autres, un objet d'ornement pour nos pièces d'eau"... "quelques-uns comme le souchet par exemple, présentent une chair beaucoup plus savoureuse que celle du canard sauvage...". Que ceux qui y ont goûté me confirment 😉.

À ce propos, il reste deux Tadornes, une dizaine de Souchets sur l'étang Vieux et 2 Chipeaux... Je n'ai pas revu le couple de Nettes rousses. On espère toujours un heureux évènement de leur part.

Sinon, les 17 Hérons garde-bœufs présents hier soir au dortoir se retrouvaient 21 cet après-midi à Viltain. Ce n'est pas un cas de génération spontanée, mais une migration vers le nord-est, maintenant classique à cette époque. Là encore, on attend une nouvelle installation dans l'une des 2 colonies de Hérons cendrés. Quant à l'Ibis, il prend toujours Saclay pour un hôtel*.

Premier Orthétrum réticulé ! La douceur commence à faire son effet !

* Je m'étais promis de ne pas la faire, mais j'ai craqué 😎

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HGB JPN 27avril24.jpg
GC JPN 27avril24.jpg
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Berg grise JPN 27avril24.jpg
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Dimanche 28 avril 2024

En reclassant ma bibliothèque ornitho, je suis tombé sur un "grimoire" de la fin du XIXème siècle. Dans cet ouvrage intitulé "Les Oiseaux utiles et les oiseaux nuisibles" l'auteur, Henri de la Blanchère, écrit à propos du Loriot : "Farouche, ami de la liberté, courageux, – on a vu plusieurs loriots attaquer un émouchet* et le mettre en fuite, – cet oiseau succombe presque toujours en captivité, et c'est dommage, car sa robe est l'une des plus belles de notre pays, composée qu'elle est de jaune d'or et d'une chape de noir profond...". L'auteur l'a classé dans les nuisibles : "...malheur aux figuiers et aux mûriers qui mûrissent dans son voisinage...". Autre époque et autres pratiques heureusement révolues. Tout oiseau qui se nourrissait des cultures était un nuisible et l'on n'hésitait pas à les capturer pour les mettre en cage lorsqu'ils possédaient un joli plumage et/ou un beau ramage.

Sinon, rien de nouveau à Saclay, enfin jusqu'à 12h. L'Ibis se cantonnait dans son espace de prédilection et les Aboyeurs alarmaient sans raison apparente. Peut-être un peu trop chargés d'hormones...

Sur les images récentes ci-dessous, notez ce petit ver rouge capturé par un de ces Aboyeurs. C'est une larve de Chironomidae**, qui se développe dans les vases d'eau douce et l'une des proies favorites des grands limicoles. Les Guignettes et Gravelots en consomment également, mais chassent surtout les insectes au sec.

Info du soir grâce à Julien: 17 HGB au dortoir ! À chercher demain...

* Émouchet = Faucon crécerelle, pour ceux qui ne pratiquent pas les anciens noms vernaculaires.

** Famille des Diptères comme chacun ne sait pas. Disons pour simplifier que ces insectes "ressemblent" à de gros moustiques.

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Ch. arlequin LS 27avril24.jpg
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Guignette JPN 27avril24.jpg
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FTN JPN 27avril24.jpg

Samedi 27 avril 2024

Encore une journée riche. L'Ibis a passé la journée sur la réserve, mais comme il est discret et timide, il se nourrit dans un angle qui ne permet pas de le voir de la route. Pourtant, les nombreux visiteurs depuis l'observatoire auraient pu/dû le voir... Dans les nouveautés, une Spatule blanche en vol dans l'après-midi (info de Laurent) et le premier Loriot de l'année. Cet après-midi également, 5 Faucons hobereaux en chasse sur l'étang Neuf. Notons enfin 3 Aigrettes gazettes et 2 Hérons garde-bœufs, toutes/tous en plumage nuptial. Si je devais évoquer les limicoles, je signalerais seulement un Chevalier arlequin qui se vantait d'être plus coloré que les autres, mais comme je n'en parlerai pas...

Seule illustration vers 18h, l'Ibis en vidéo (ce matin et de loin malheureusement) alors qu'il avait quitté sa "zone de confort" pendant quelques secondes. Si j'ai des images originales des oiseaux les plus rares en soirée...

Vendredi 26 avril 2024

L'espèce du jour est un Ibis falcinelle (adulte) arrivé vers 10h. Il a hésité un peu et tourné pendant quelques minutes, puis s'est enfin posé le long de la roselière sud. Photos souvenirs pour le rapport annuel. Il est régulier,  mais très rare tout de même, à Saclay depuis 2020 entre avril et août. Rappelons que plusieurs milliers de couples nichent autour de la Camargue et quelques-uns au lac de Grand-Lieu (44). Certains remontent vers le nord à la recherche de nouveaux sites de reproduction. Notons également l'arrivée des Hérons garde-bœufs qui vont slalomer entre les pattes des vaches au Grand Viltain dès le lever du jour. Enfin, on pouvait encore voir une vingtaine de Chevaliers aboyeurs. Quelques photos et une vidéo (remarquez la capture d'un ver) de ce petit échassier, le plus abondant et le plus démonstratif actuellement. Le Ch. guignette est également bien présent, mais beaucoup moins bruyant. Sinon, quelques images d'espèces communes présentes toute l'année (sauf pour le Martinet évidemment).

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Martinet JPN 25avril24.jpg

Jeudi 25 avril 2024

Nous sommes au pic de migration des Chevaliers aboyeurs. Leurs cris typiques se mélangent à ceux des Sternes pierregarins de plus en plus excitées. Une Guifette noire de passage cet après-midi. Les Tadornes de Belon n'étaient plus que deux.

Dans les champs les plus proches de la réserve, encore un peu de Motteux... sur les mottes, et de rares Bergeronnettes printanières.

En plus des photos récentes, 2 vidéos qui vous traduisent l'ambiance à Saclay. Sur l'une, quelques chevaliers parmi lesquels vous reconnaîtrez l'Aboyeur et le Gambette*. Sur l'autre, les Pierregarins, avec accouplements à la clé. La Bernache qui couve détourne pudiquement la tête. En regardant bien, vous verrez virevolter la Guifette noire (haut de l'écran).

* Bec rouge et noir pour ceux qui ne sont pas familiers des petits échassiers.

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Mercredi 24 avril 2024

En dehors de la belle bande matinale de limicoles sur la vasière ouest, enrichie par 2 Avocettes cet après-midi, on pouvait observer 5 Tadornes de Belon. Mais toujours pas de Sarcelles d'été 😢. C'est quoi leur problème ce printemps ? Une Bergeronnette printanière en vol dans les bourrasques de nord-ouest.

Deux petites vidéos en illustration dont celle d'un renard qui a pillé un nid (Colvert ou Faisan...). Comme les passages sont très courts devant le piège-photo, elles sont ralenties, d'où la baisse de qualité. Notez qu'il y a 30 min. entre les 2 passages. Mais où et à qui va t-il apporter ces œufs ? Pas sur les abords de la réserve où il n'y a pas de terrier à notre connaissance. On peut juste répondre : à un(e) renard(e) qui aime les œufs 🦊. Plus banal, un lièvre qui se nourrit d'herbe fraîche dans l'après-midi, tout en orientant ses 2 antennes à l'écoute du moindre bruit qui pourrait représenter un danger pour sa survie.

Mardi 23 avril 2024

Les limicoles d'hier étaient toujours là. Le vent du Nord ne les a pas emportés dans la "nuit blanche de l'oubli". Enfin, ils se font un peu de gras avant d'aller plus loin. Arrivés en Sibérie, le climat ne leur fera pas de cadeau. De passage rapide, un Balbuzard vers 14h (info de Christophe). Quand je vous dis qu'il faudrait faire les 3 huit à Saclay pour ne rien rater...

Dans les illustrations, une vidéo (piège-photo) d'un de nos renards du moment qui exprime sa mauvaise humeur au passage d'un blaireau. Il a dû se "lever des 2 pattes gauches". L'autre vidéo*, pour ceux qui ne viennent pas à Saclay, montre le vire-voltage des Martinets tôt ce matin, ou comment chasser les insectes mal réveillés sans se télescoper ! (la seconde moitié du clip est ralentie). Faut le faire !

Infos de Laurent ce soir : 3 Ch. arlequins.

* J'ai coupé le son ambiant des pelleteuses, véhicules divers, avions, vent etc.

NB. Ceux qui s'arrêtent sur la RD 446 ont vu les travaux importants engagés : c'est l'installation d'une conduite d'eau potable.

Lundi 22 avril 2024

On entre dans la période la plus "chaude" de l'année, en terme de remontée des migrateurs bien sûr. Quand on sort le matin, on n'a pas le sentiment de chaleur et pourtant ça chante allègrement dans les fourrés. Sur la vasière ouest, les mêmes limicoles qu'hier ou presque, dont le Chevalier arlequin. On attend toujours le passage des Sarcelles d'été ! Mais vont-elles passer par chez nous finalement ?

Quelques images prises dans les champs vers Orsigny.

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Alouette JPN 20avril24.jpg
Traquet motteux SR 22avril24.jpg
Berg grise BT 21avril24.jpg

Dimanche 21 avril 2024

Qu'on se rassure dans les chaumières des observateurs de Saclay, la Fauvette des jardins est arrivée. Enfin, il y avait un chanteur actif ce matin malgré les 3°C. Un mâle courageux qui va peut-être monter jusqu'au cercle polaire. Parce que cette petite fauvette niche très haut en latitude. Une bande son prise au smartphone vous permet de l'entendre en duo avec un Rossignol (désolé pour le bruit de fond, c'est le plateau de Saclay...). Autre espèce nouvelle du jour, qui va également monter nicher en Sibérie, un Chevalier arlequin (plumage de transition). Photo pédagogique des 3 espèces de "grands" chevaliers présentes aujourd'hui (Gambette, Arlequin, Aboyeur).

Comme c'était demi-matinée de relevé (par décades) des pièges photos, deux clichés : celle d'un Blaireau (photo flash leds), et celle d'une Martre qui circulait à 16h le 18/04 ! (extraite d'une vidéo). Les 2 photos sont cropées, d'où la faible qualité d'images. Leur valeur réside dans la difficulté de saisir ces espèces en pleine action in natura. Rappelons qu'il s'agit d'appareils à objectifs grand-angle et que le sujet est à 2 m environ. Les Petits Gravelots et la Bergeronnette printanière étaient dans la "grande mare" du chemin d'Orsigny.

Rossignol & F. des jardins 21avril24PLM
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Trois chevaliers (dont Arlequin) LS 21avril24.jpg
Berg printa SR 21avril24.jpg
Blaireau 17avril24.jpg
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Petit Gravelot JPN 20avril24_1.jpg
Martinet BT 21avril24.jpg
GC BT 21avril24_1.jpg

Samedi 20 avril 2024

Malgré la froidure matinale et l'aquilon persistant, les premiers anisoptères ont émergé et pris leur envol. À l'abri du vent, deux Libellula depressa encore engourdies. C'est la seule observation intéressante de la matinée. Je vous fais grâce des limicoles "classiques" du moment. Ce n'est qu'un début et on espère mieux, voire une rareté comme l'an passé. Les Milans sont bien installés. Même s'ils ne font pas la "fine bouche" (ou le "fin bec" plutôt) sur la nature de leurs proies, pourvu qu'ils trouvent de quoi élever plus d'un jeune cette année. En tout cas, c'est probablement le couple de l'an passé, car il a choisi le même nid !

Info de JP vers 18h : quelques Bergeronnettes printanières dans les mares proches. Les nicheuses locales arrivent enfin !

Lib depressa 20avril24.jpg
Milan noir DM 20avril24.jpg
Pipit farlouse DM 20avril24.jpg
berg grise JPN 17avril24.jpg
H. rustique JPN 17avril24.jpg
Traquet motteux JPN 17avril24.jpg

Vendredi 19 avril 2024

Les observateurs et photographes "héliophiles" ne sont pas apparus aujourd'hui et on les comprend. Mais les migrateurs n'en ont cure et passent avec les coups de vent. C'était le cas de 7 Mouettes pygmées cet après-midi par exemple. Rappelons que la migration prénuptiale des chevaliers se fait en plusieurs vagues au-dessus de la France métropolitaine et donc de notre région. Pour le Chevalier gambette notamment (dont 3 sont apparus ce matin sur l'étang Vieux), ceux qui remontent en mars-début avril nichent en Grande-Bretagne et en Islande, et ceux qui passent en avril-mai nichent en Scandinavie. Ce sont plutôt ces derniers qui constituent le plus gros des effectifs observés en IDF. Ceux qui les précèdent passent surtout par les côtes maritimes. Ainsi, les "scandinaves" se contentent de vers et larves d'eaux douces tandis que les "britanniques/islandais" ont un régime "plus salé" à base d'Arénicoles et Néréis.

Les Martinets rasaient les voitures en passant d'un étang à l'autre. Heureusement pas de morts par chocs avec des camions jusqu'à présent. Les travaux et le respect (relatif) des vitesses en sont peut-être les raisons.

À chaque baisse de niveau, on découvre quelques coquilles de moule d'eau douce ou Anodonte. Photos d'une de belle taille trouvée ce matin. Il s'agit probablement d'Anodonta anatina ou d'A. cygnea. En espérant que ce ne soit pas Sinanodonta woodiana (espèce invasive d'origine chinoise, importée en Camargue il y a 40 ans et qui a envahi nombre de cours d'eau et étangs). Je consulterai un malacologue à l'occasion, sachant qu'on n'en croise pas souvent dans les rues...

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Jeudi 18 avril 2024

Les nouvelles espèces récentes : une Guifette noire présente depuis 3 jours et, cet après-midi, le premier Faucon hobereau, plus 14 Chevaliers aboyeurs et 1 Ch. sylvain. Donc, ça bouge un peu malgré le vent froid qui devrait encore nous souffler dans les bronches pendant 8 jours au moins. On avait le même temps l'an passé et ça n'a pas empêché les migrateurs les plus courageux de passer par chez nous.

Ce matin, des dizaines d'hirondelles et quelques Martinets noirs se contentaient de voler bas pour capturer les insectes.

La Garzette, qui se prend toujours pour une star, a souhaité exposer sa silhouette de rêve aux actualités du soir. Comment le lui refuser ? Les autres sont plus modestes heureusement 😉.

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Mercredi 17 avril 2024

Le niveau a suffisamment baissé pour offrir des vasières aux limicoles, encore faut-il qu'ils soient motivés pour rejoindre les sites de reproduction. Les hormones les poussent vers le nord, mais le vent contraire les incite à la retenue. Si c'est pour se geler le croupion avec le ventre vide, mieux vaut patienter sagement là où il est encore possible de faire bonne chère "aux frais de la princesse". Les plus vaillants sont les Chevaliers guignettes et culblancs. Le Petit Gravelot et le Vanneau huppé leur "dament parfois le pion" et passent les premiers au-dessus de notre région dans cette ruée prénuptiale. Mais ils ne sont pas vraiment en compétition, car leurs milieux de nidification ne sont pas les mêmes. En tout cas, les mares actuelles dans les champs sont de rudes concurrentes aux vasières de l'étang Vieux pour leur accueil.

Quelques images de limicoles (dont celles des 2 chevaliers, issues des archives), mais pas que.

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Mardi 16 avril 2024

Malgré les giboulées, les Rousserolles effarvattes sont bien arrivées. Il reste nombre de migrateurs à venir, mais ils patientent dans la moitié sud du pays en attendant des jours meilleurs. Sur la vasière ouest, 4 Chevaliers guignettes et 2 Ch. culblancs. Sur l'eau, encore 2 Tadornes de Belon et 4 Nettes rousses. Les premiers jeunes Hérons cendrés volant posent un regard perplexe sur le monde qu'ils découvrent.

Quelques images récentes.

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Lundi 15 avril 2024

On connaît l'aversion proverbiale du Pourpré à se faire retrousser les caudales par le moindre zéphyr, alors vous imaginez un noroît de bonne brise à grand frais... S'il n'a pas été revu aujourd'hui, c'est qu'il était planqué dans les phragmites ou bien parti dans la nuit après s'être informé des prévisions météo. Les 3 espèces d'hirondelles et le Martinet se contentaient de suivre les insectes au gré des averses. Seule nouveauté, une Ouette d'Égypte. Il n'y a pas de quoi pavoiser, mais classée en catégorie C, elle a droit à sa place dans la liste annuelle.

Quelques images de qualité grâce à Jean-Pierre et Suzanne.

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Dimanche 14 avril 2024

Finalement, le Héron pourpré est resté pour le week-end. Il a été observé ce matin et cet après-midi. Encore fallait-il avoir la patience d'attendre qu'il sorte de la roselière nord. On connaît sa timidité proverbiale. Aucune photo montrable compte-tenu de la distance. Par contre, les Échasses ont poursuivi leur périple. Frédéric a signalé 5 Sarcelles d'été en vol en matinée. Sinon, les classiques du moment : Tadornes de Belon, Nettes rousses et les 2 espèces d'aigrettes. On entre dans la période la plus "sexy" sur le plan ornitho : de mi-avril au 10 mai. Ce sont les jours qui nous apportent le plus de raretés dans l'année. Mais les insectes seront également à l'honneur.

Deux illustrations seulement, dont ce Petit Gravelot, tel qu'on peut en voir ces jours-ci sur les mares dans les champs aux abords de la réserve. Ceux qui vont à l'observatoire ont remarqué que le radeau des sternes penche. Soit, c'est dû au poids de la Bernache, soit c'est la conséquence du niveau très haut et d'un problème sur une des attaches. Probablement la seconde raison, pour ne pas stigmatiser la bernache 😏

PS. un Balbuzard signalé par Julien ce soir (phot en digi) ! Faut vraiment que Julien vienne tous les soirs 😇

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Samedi 13 avril 2024

Passage éclair dans l'après-midi faute de dispo en matinée. Bonne idée car il y avait 6 Échasses blanches sur l'étang Vieux ! Curieux qu'elles n'aient pas été signalées ce matin. Soit elles sont arrivées tard, soit aucun observateur n'est passé. Est-ce que 6 est un effectif important ? La réponse est oui, car on n'a jamais eu plus de 7 ensemble (juin 2023). Cette porteuse de grandes pattes rouges est observée chaque année à Saclay et même plusieurs fois certains printemps. Donc, on devrait la revoir et peut-être dès demain si le gîte et le couvert lui conviennent pour la nuit.

Avec cette météo estivale, on aurait dû voir un Faucon hobereau, mais comme les Odonates n'ont pas émergé (sauf ce premier I. elegans envoyé par François), il faut attendre encore 8-10 jours. Les Sarcelles d'été et Bergeronnettes printanières restent invisibles.

Seules illustrations originales, les Échasses à diverses focales du zoom. Notez qu'il y avait une seule femelle avec 5 mâles. Jusqu'où vont-ils convoler ? Elles sont déjà bien au nord en regard de leur aire de nidification. La côte normande peut être leur destination.

PS. Julien m'a signalé un Héron pourpré sur la rive nord de l'étang Vieux vers 18h ! Faible espoir de le revoir demain (le Pourpré 😉).

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Vendredi 12 avril 2024

Le niveau d'eau a baissé suffisamment pour offrir aux migrateurs une aire de repos et de restauration rapide le long de l'autoroute de l'amour qui les conduira vers un avenir idyllique aux confins des toundras arctiques 😉. Ce matin, 5 Aigrettes garzettes faisaient tourner leur plume nucale avec un air de "parce que je le vaux bien". Deux couples de Nettes pataugeaient sur l'étang Vieux, tandis qu'un mâle seul attendait sa dulcinée sur le Neuf. À part ça, les Pierregarins montrent qu'elles ont l'intention de se reproduire et les nouveaux-nés hérons ou cormorans réclament bruyamment leurs vitamines.

Dans les illustrations, comparaison de l'îlot sud en 2018, 2020 et 2024, pour mieux comprendre pourquoi les cormorans en sont partis. Du coup, 4 couples de H. cendrés s'y sont installés. Juste retour, car ils avaient été les premiers à squatter l'îlot en 2001. La mode chez les jeunes Foulques : crane chauve et nuque longue (genre Michel Blanc des années 1980 😎).

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Jeudi 11 avril 2024

Ce matin, une douzaine de Hérons garde-bœufs dans la colonie mixte de Hérons cendrés et Grands Cormorans. Ils étaient partis vers 11h, mais non visibles tout au moins à Viltain. J'aurai l'effectif précis ce soir car l'activité perso du jour était consacrée aux relevés des pièges-photos. Sans chercher, on pouvait voir les 4 Tadornes du moment, 3 Grandes Aigrettes et 2 Chevaliers culblancs. S'il y a eu un scoop en journée, j'en ferai part ce soir.

Pour en terminer avec ce survol des allochtones à Saclay, évoquons les mammifères. On pense tout de suite au Ragondin (Myocastor coypus). Il est originaire d'Amérique du Sud et a été importé pour l'exploitation de sa fourrure. C'est un exotique envahissant et perturbant pour la biocénose dans son ensemble. On connait ses capacités à détruire les couvées et à fragiliser les berges lorsqu'il creuse des terriers. Cependant, nous n'avons aucune donnée quantitative à Saclay pour évaluer son impact sur la faune. Il pourrait être la proie du Renard, mais avec ses grandes dents orange, c'est un redoutable adversaire. À moins d'en croiser un affaibli ou un jeune, maître goupil ne se risque pas à le provoquer.

Enfin, on a signalé le Rat musqué (Ondatra zibethicus) aux étangs, mais je ne dispose pas de photos dans les archives. Originaire d'Amérique du Nord, il a été introduit en Europe pour sa fourrure bon marché également. On le trouve plutôt sur les cours d'eau que dans les étangs. Rappelons qu'il est 2 fois plus petit que le Ragondin et 5 fois plus léger. Sa queue est aplatie. Si quelqu'un a des photos faites à Saclay, je suis preneur.

Dans les illustrations, Ragondin sur la glace pour vous rafraîchir...

PS. Pas de scoop ce soir, mais 15 HGB (donc une grosse douzaine 😉) et 2 couples de Sarcelles d'été (enfin !).

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Ragondin & glace JPN 18dec22.jpg

Mercredi 10 avril 2024

Apparemment les nouvelles espèces du printemps se présentent un jour sur deux. On verra si cette "règle" se vérifie dans les prochains jours et demain précisément. Après la "tombée" d'hirondelles et de martinets d'hier, on n'en voyait aucune, ce matin tout au moins. Pour ces voiliers au long cours, quelques superbes images par Suzanne et Jean-Pierre. Sinon, les comptages d'hier des colonies de Grands Cormorans et de Hérons cendrés par drone ont permis d'affiner les effectifs de mars. Remarquez de nouveau la différence de "blanchiment" des nids par les cormorans et les hérons. Faut dire que leur régime alimentaire n'est pas le même et que les cormorans ont tendance à "en mettre partout".

Dans les illustrations complémentaires aux hirondelles et martinet, vision aérienne d'une partie des colonies puis de l'ensemble des 2 étangs tel que vous le verriez si vous étiez un migrateur venu du sud-ouest. Toujours pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, chants de Rossignol, de Coucou et d'autres espèces communes captés ce matin au smartphone. Le Coucou en photo est celui qui chantait (haut perché) sur la bande son ci-dessous.

PS. Vous avez le bonjour de Sébastien depuis le Népal. Il voit d'autres espèces très colorées, mais tout de même la Huppe !

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Rougegorge JPN 9avril24.jpg

Mardi 9 avril 2024

Beaucoup d'Hirondelles de fenêtre en matinée, peut-être même celles qui nichent sur le site de la DGA-EP. Par contre, l'arrivage des Rivages était discret. Un Martinet noir était présent dans la bande des gobeurs d'insectes, avec une semaine d'avance par rapport aux 5 dernières années. Un couple de Tadornes de Belon sur l'étang Vieux. Une Guifette moustac a été signalée sur l'étang Neuf. Le couple de Milans noirs hennit le matin et patrouille au-dessus des champs l'après-midi. On peut voir quelques Goélands bruns posés tristement au bord des mares. Ou alors, ils cachent bien leur joie.

Pour en terminer avec les oiseaux allochtones de catégorie C que l'on trouve régulièrement à Saclay, citons en vrac :

- Faisan de Colchide. C'est un vieil exotique d'élevage qui sert seulement de cible pour les tirailleurs et de plat du dimanche pour les prédateurs.

- Canard mandarin. Évadé des parcs animaliers et des collections privées. Son seul intérêt : le plumage multicolore du mâle.

- Perruche à collier. Ses effectifs restent modestes en regard de ceux des vallées qui entourent le plateau. Elle ne niche pas aux abords des étangs, dont les arbres des pourtours ne présentent pas de cavités adaptées à sa reproduction (elle aime les platanes). En conséquence, elle n'impacte pas les autres espèces cavicoles (oiseaux ou chiroptères).

Ces 3 espèces ne présentent donc pas de danger pour les autochtones. Enfin, compte-tenu de nos connaissances actuelles...

D'autres exotiques de catégorie C sont apparus à l'unité comme l'Érismature rousse ou l'Ibis sacré, par exemple. Vous les retrouverez dans le tableau synthétique. On pourrait en dire long sur ces deux-là, mais ça ne concerne pas Saclay.

Sinon, bien sûr, plusieurs espèces de catégorie E (échappés de captivité) ont été parfois été signalées comme l'Oie à tête barrée (présente ces temps-ci), la Sarcelle à collier, le Pilet des Bahamas, le Pélican gris, le Perroquet youyou ou le Serin du Mozambique. Mais s'ils n'ont aucun intérêt pour la diversité biologique de la réserve, on note tout de même leurs apparitions au cas où leurs effectifs atteindraient les critères de la catégorie C.

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Lundi 8 avril 2024

Citons l'observation (frustrante, car trop courte) d'une Huppe fasciée côté étang Vieux. On la voit "au petit bonheur" à Saclay (sur l'un ou l'autre étang) une année sur 3 environ. Les abords des plans d'eau ne sont pas les lieux privilégiés de ce superbe migrateur. Rappelons que la Huppe niche en Île-de-France (10-20 couples) dans les forêts de Rambouillet et de Fontainebleau. C'est donc là qu'il faut aller la chercher si on veut avoir une bonne chance de la voir. Signalons également les premières Bergeronnettes printanières vers les colzas. Dans les prochains jours, on peut espérer les Traquets motteux dans les champs. Quant à la Sarcelle d'été, elle se fait toujours désirer.

Pour en revenir à nos allochtones, tout en se limitant à la catégorie C de la Liste de Oiseaux de France, citons l'Ouette d'Égypte. Elle n'est d'ailleurs pas spécifique de ce pays, puisqu'on la trouve un peu partout en Afrique. À Saclay, ses effectifs se limitent à 2-3 ind. qui accompagnent les Bernaches du Canada et leur impact sur les autres espèces est considéré comme nul.

Seules illustrations, une Huppe de 2016 et une de 2020 (les 2 sur l'étang Vieux). Les seules fois où elles se sont laissé photographier en 50 ans !

PS. Adrien a signalé la première Rousserolle effarvatte. Près de 15 jours d'avance par rapport à la date classique à Saclay. C'est peut-être la première francilienne pour 2024 !

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