
Les étangs de Saclay (Essonne, France)
Vendredi 22mai 2026
La bonne nouvelle du jour date d'hier en fait. Un premier Blongios a été signalé aux étangs par un observateur occasionnel (c'est souvent comme ça). Je suppose qu'il s'agissait du soir et de l'étang Neuf. Mâle ou femelle, on ne sait pas. Espérons que notre nicheur emblématique se montre sans détour aux "régionaux de l'étape", et l'apparition d'un couple nous rendrait optimistes sur l'avenir de ce petit échassier à Saclay.
Le Tournepierre n'a pas été signalé sur le radeau des sternes. Aura-t-il retrouvé son chemin dans le ciel étoilé ?
L'examen des archives montre que la nidification des Garzettes et des Garde-bœufs bat son plein à partir de la mi-juin. C'est la période à laquelle les Hérons cendrés ont mis "la clé sous la porte" (ou plutôt sous le nid). Patientons, tout en les surveillant discrètement. Les Milans cherchent de quoi nourrir leur famille en utilisant les ascendants. Un lièvre bien dodu ferait largement l'affaire.




Jeudi 21 mai 2026
Le Tournepierre poursuit son CDD sur le radeau des Pierregarins. Que picore-t-il ? Probablement des insectes, mollusques etc, que les sternes apportent "à l'insu de leur plein gré". Elles s'envolent parfois "comme un seul oiseau", sans raison apparente, puis se reposent en criant (vidéo). Le porteur de collier les a suivies dans cet exercice d'alerte. Suite du carnet rose, 2 poussins sont nés chez les Milans noirs rive sud.
Dans le coin des entomologistes, un accouplement de l'Écaille tigrée (Spilosoma lubricipeda), plus un des partenaires sur le dos, histoire de vous montrer l'envers du papillon. Il ne s'envolait pas, il demandait juste qu'on le laisse dormir !
Dans le coin des botanistes, la Phacélie à feuilles de Tanaisie (Phacelia tanacetifolia). Plante mellifère cultivée, originaire du sud des États Unis d'Amérique et du nord Mexique.
Parmi les illustrations, envol d'oiseaux blancs d'Henri Matisse (Polynésie, le Ciel, 1946). C'était peut-être des sternes locales (Gygis alba ?). Pour ceux qui auraient oublié, c'est au Grand Palais jusqu'au 26 juillet 2026. Les oiseaux n'étaient pas son sujet favori 😉.






Mercredi 20 mai 2026
Cette journée plus calme a permis de se remettre des émotions d'hier. On est prêts pour les suivantes... Le Tournepierre continue son séjour sur le radeau. Il se nourrit et nettoie le gravillon par la même occasion. La femelle dominante (ça existe chez les Pierregarins ? 😎) lui aura-t-elle offert un CDD de technicien de surface ? Mais toutes ne sont pas d'accord pour lui mener la vie douce comme le montre la vidéo* ci-dessous. Il doit même se retirer à l'écart pour faire sa toilette en toute quiétude.
Une photo vous montre l'installation des batardeaux sur l'étang Neuf dans le cadre des travaux de réfection de la digue (au cas où vous vous demanderiez ce qui se passe là où pêchent les sternes...)
* Comme le clip vidéo (1,08 min., 250 Mo) a été tourné face au vent fort, j'ai dû supprimer la bande son. À regarder sur grand écran si possible.



Mardi 19 mai 2026
Avant-hier, nous trouvions que le printemps n'avait pas été généreux en émotions fortes. Eh bien, nous voilà rassasiés pour quelques jours. Dès potron-minet, Christian nous a trouvé une première pour Saclay ! Un Labbe parasite de forme sombre, qui s'est intéressé de près aux Sternes pierregarins. Comme on peut l'imaginer, ça s'est mal passé pour lui, avec des envols agressifs de toute la communauté nicheuse. Elles connaissent bien ce larron qui n'hésite pas à leur faire "cracher le morceau" pour s'en saisir "toute honte bue". Détecté entre les 2 étangs à 8h15, on l'a cru parti vers 8h40, mais il est revenu vers 9h15 pour finalement disparaître vers 9h30. Le Tournepierre était toujours sur le radeau. Il se contentait des insectes du radeau sans jeter un seul regard vers le Parasite. Les photos témoignages de la star du jour ont été prises de loin dans la grisaille ambiante. La vidéo du Tournepierre est une digiscopie, avec le vent de face... Ça tremblote en dépit du traitement anti-vibrations 😏.









Lundi 18 mai 2026
Le Tournepierre, lorsque vous flânez le long d'un port de pêche de la Manche ou de l'Atlantique, est commun et peu farouche. Par contre, il est très rare dans notre région (inversement du classement dans Faune IDF) et sa présence cet après-midi à Saclay sur le radeau des Sternes est exceptionnelle. La dernière mention date de mai 2014. Les Pierregarins couveuses ne sont pas très accueillantes (est-ce là leur moindre défaut ?). Que faites-vous loin des côtes maritimes lui dirent-elles ? La petite vidéo ci-dessous montre que la vie du migrateur dérouté n'est pas de tout repos. Quelques images sous la pluie vers 16h. Notez qu'il est en plumage nuptial. Sinon, les Grands Cormorans transportent de nouveau des branches. Serait-ce pour une seconde couvée ou bien le décor de la chambre des ados ?
PS. J'ai omis de signaler un Faucon pèlerin ce matin, seconde donnée pour 2026 tout de même !







Dimanche 17 mai 2026
Pour le carnet rose 2026 de Saclay, signalons la naissance des 2 premiers poussins de Sternes pierregarins. On est quelques jours en avance sur les autres années, mais les deux boules de duvet se "caillaient le croupion" et insistaient pour rester à l'abri sous les ailes de l'adulte. Sinon, rien de nouveau sur l'eau ni sur les abords.
En plus du clip des sternes (première partie avec un appareil classique et seconde en digiscopie), passage doublé de sangliers (petits et grands) filmé sous la pluie par 2 pièges vidéos placés à proximité.
Samedi 16 mai 2026
On retiendra pour aujourd'hui le chant de la Tourterelle des bois, rive nord-ouest, malgré la température matinale. Une nouvelle ou bien celle qui avait été signalée le 9 mai ? Mystère ! Toujours rive nord, mais un peu plus vers l'observatoire, des cris de Loriot. Il y avait déjà un chanteur l'an passé dans ce secteur. Les Sternes pierregarins poursuivent leurs va-et-vient entre les 2 étangs. Toujours pas de Blongios signalé. Espérons son arrivée dès que les températures seront plus clémentes.
Aux premiers rayons du soleil, les insectes sortent de leur cachette pour se griser de pollen, dont la Belle Dame (Vanessa cardui), papillon grand migrateur. Pour ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas ses exploits, il y a plusieurs pages web qui les relatent, comme celle-ci par exemple (https://lejardindesoiseaux.fr/insectes/lepidopteres/la-migration-de-la-belle-dame-vanessa-cardui-depart-pour-le-sud).





Vendredi 15 mai 2026
L'Hypolaïs est enfin venue nous donner des leçons de langue étrangère. Signalée mercredi du côté de l'aqueduc des Mineurs, une autre s'est montrée volubile en fin de matinée sur la rive nord de l'étang Vieux (enregistrement de 2 min. au smartphone avec le bruit de fond environnant). C'est plutôt calme après le passage des limicoles. Il reste quelques Chevaliers guignettes par-ci par-là sur les bords. Sur l'eau, on se contentait de 4 Tadornes de Belon. L'ambiance était encore aux giboulées cet après-midi (photo). En illustrations (photos récentes et anciennes), déclinaison de Guignettes, du plus gris sous la pluie, arpentant le parapet de la route, jusqu'aux envols et même de tout près afin que vous admiriez une fois de plus la finesse de son plumage.






Jeudi 14 mai 2026
Aucun des oiseaux cités hier n'a fait l'ascension jusqu'à Saclay 😢. Un Traquet motteux a (enfin) été signalé dans le secteur des étangs. Le Motteux migre entre avril et mi-mai. Ce printemps, il a été plutôt discret par chez nous, mais la météo l'a peut-être retardé ou dévié de sa route. Quelques images de ce migrateur au long cours, récupérées dans les archives. Notez la variabilité des plumages, mâles et femelles. Sur la première des photos de mâle, la couleur chamois descend sur l'ensemble de la poitrine. Il pourrait s'agir d'un Leucorhoa, sous-espèce du Groenland (pas toujours facile à certifier). J'ai dénombré 6 couples nicheurs de Bernaches du Canada et déjà 23 poussins ! Cet après-midi, 2 Tadornes de Belon.
S'il y a parmi vous une amatrice / un amateur de giboulées de mai, j'espère qu'elle / il en a bien profité 😏.







Mercredi 13 mai 2026
Passée la moitié du mois de mai, la migration prénuptiale des limicoles est terminée. Elle peut traîner en longueur, mais le cœur n'y est plus. Les bonnes places sont déjà occupées sur les sites de reproduction, et avec la dégradation des biotopes et le changement climatique, elles sont devenues chères à défendre. En examinant le passage des autres familles (sur les 6 dernières années seulement), on découvre tout de même qu'une surprise est toujours possible. Quitte à être en retard, des espèces occasionnelles peuvent s'accorder un petit détour par Saclay en se disant : qui sera là pour nous voir ? Les paris sont ouverts 😎. Dans la liste, il y a, par exemple, Héron pourpré, Ibis falcinelle, Héron bihoreau, Sterne naine, Sterne caspienne et, pour les plus discrets, Pie-grièche écorcheur*, Rousserolle turdoïde.
Les photos sont issues des archives de Saclay (pas toutes de mai), exceptée celle d'ambiance du soir sur l'étang Neuf.
* Rappelons qu'elle niche à Viltain, mais on ne l'a pas encore vue cette année.







Mardi 12 mai 2026
Ce matin, Mamert, Pancrace et Servais se sont rappelés à notre bon souvenir et ce n'est pas fini pour les prochains levers du jour. Heureusement, le soleil a vite pris du service pour réchauffer nos os, quels que soient leurs âges. Mêmes espèces qu'hier, toujours pas de Blongios, mais l'Hypolaïs est enfin arrivée sur les abords de l'étang Vieux. On contrôlera l'étang Neuf dès que les conditions seront favorables. Rappelons qu'il y a des travaux de réfection de la digue est, avec une durée d'un an (ou presque). Les 2 couples de Milans noirs ont l'air de se plaire. Souhaitons l'arrivée d'heureux évènements d'ici leur départ.
Quelques photos "entomos" du jour, car les insectes et arachnoïdes ont besoin de se dégourdir les pattes maintenant qu'avril les a mis au monde. Remarquez la "tente d'affût" tissée par l'Araignée napoléon en reliant quelques pétales de Marguerite. Buse et Garde-bœufs ont le regard tourné vers l'avenir.
Peut-être d'autres infos ou images d'ici ce soir...






Lundi 11 mai 2026
Qu'avions-nous en magasin cet après-midi ? Quatre Gambettes (mais 14 ce matin !), 1 Aboyeur et quelques Guignettes. Rajoutons 3 Guifettes noires sur l'étang Neuf. Ce n'est pas si mal me direz-vous, mais passé cette première décade de mai, on attend la livraison de Blongios, Hypolaïs, Loriot etc. Sont-ils bloqués dans un détroit ?
Comme je l'ai déjà évoqué les printemps derniers, la migration du Chevalier gambette présente globalement 2 vagues. L'une, en mars-début avril, concerne les nicheurs de Grande Bretagne et d'Islande, l'autre fin avril-début mai concerne les nicheurs scandinaves (histogramme ci-dessous des données à Saclay de 2010 à 2025).
Quelques images variées récentes, dont ce Goéland leucophée 3ème cycle, fier comme Artaban.








Dimanche 10 mai 2026
Après une matinée plus sèche que celle attendue à la lecture des augures de la météo locale, la pluie s'est installée solidement pour l'après-midi. Ce petit bilan climatique pour vous résumer l'absence d'évènements importants du jour. En dehors de 6 Chevaliers gambettes, aucune espèce à haute teneur en décharge d'adrénaline n'a traversé le paysage des étangs saclaysiens .
Les images ci-dessous sont très récentes. Remarquez cet exploit numérique d'une vidéo du nid de Milan noir (rive sud de l'étang Vieux) prise en digiscopie*, à 500 m environ depuis la route. Ça tremblotte un peu, il faisait gris et le vent s'était levé, mais on distingue la femelle qui couve, ou qui protège un jeune (au moins un). Sans oublier le coin des entomologistes, printemps-été oblige !
* Longue vue Swarovski X60 et module Bresser







Samedi 9 mai 2026
Beaucoup de visiteurs en matinée. Les prévisions météo pour demain et la semaine prochaine les avaient incités à profiter de cette dernière journée d'été précoce. La Tourterelle des bois est arrivée sur les abords de l'étang Vieux (un seul chanteur pour le moment). Un nouveau Balbuzard est passé sans s'arrêter, harcelé par un goéland. Ce ne sont pourtant pas les grosses proies qui manquent avec les carpes qui frayent à grand renfort de remous.
Il reste quelques Gambettes et Guignettes, mais la fin du passage prénuptial s'approche inexorablement. On attend toujours l'arrivée du Blongios avec l'espoir que les jeunes nés à Saclay retrouveront le chemin des roselières qui ont vu leurs premiers rires d'enfants à la vue d'une grenouille imprudente.
Le maïs a été largement semé dans les champs alentour. Ça nous promet des traitements chimiques dont Viltain a la spécialité...
Les images sont du jour, excepté la tourterelle.







Vendredi 8 mai 2026
La dernière Guifette moustac a quitté l'étang Neuf avec une larme dans l'œil droit, mais il fallait se lever de bonne heure et avoir de bonnes optiques pour être témoin de ce moment d'émotion. Lorsqu'on examine les données franciliennes de ce laridé, Saclay a été le haut lieu de sa migration prénuptiale pour 2026. Ce matin, 8 Guifettes noires assuraient le spectacle en passant régulièrement d'un étang à l'autre. Sur les abords de la réserve, 8 Chevaliers gambettes. Il y a 4 juvéniles de Grèbe huppé sur l'étang Neuf (naissances plus précoces que ces dernières années). Voilà pour les informations notables du jour, tout au moins jusqu'à 17h30.
Illustrations variées, dont les 8 Guifettes noires en un seul vol, le Tarier pâtre nicheur dans la zone d'étude, une petite vidéo récente de Martre* avec le Rossignol en fond sonore (c'était vers 2h du matin) et, dans le coin des entomologistes, Libellule à quatre taches et Argus bleu.
* J'ai ralenti la vidéo (filmée par un piège-vidéo avec éclairage LED).






Jeudi 7 mai 2026
Un Balbuzard est passé en coup de vent vers 10h30. Il ne fait vraiment aucun effort pour se montrer ce printemps, mais sa saison préférée est l'automne, comme chacun sait. Une "petite vague" de Ch. gambettes passe généralement début mai. Il y en avait 6 ce matin, en compagnie d'un Aboyeur et d'un Sylvain (sans oublier les Guignettes bien sûr). Une Guifette moustac chassait avec les Pierregarins sur l'étang Neuf.
Nombreuses discussions entre amateurs de goélands ces temps-ci, mais d'après les photos, uniquement des Goélands leucophées. À suivre dans notre quête du premier G. pontique de l'année.
Une photo témoignage du Balbuzard, une de Buse variable, 3 Tadornes de Belon sur les 4 présents ce matin (le "fantôme" en vol est une Guignette) et, dans le coin des entomologistes, 2 libellules du moment plus la Phalène du fusain.







Mercredi 6 mai 2026
Finalement, la journée qui devait être bien arrosée ne l'a pas été. La pluie est passée dans la nuit mais le niveau reste assez bas grâce à une anticipation dont le SIAVB a le secret 😉. Ce ne fut pas une belle journée chaude et ensoleillée pour autant. Dans la grisaille matinale, on finissait par voir 2 Guifettes moustacs, 7 Chevaliers aboyeurs, 2 Ch. gambettes et 1 Ch. sylvain, plus une tripotée de Ch. guignettes répartis sur le pourtour des 2 étangs, là où une petite branche leur suffit pour se poser. Le Coucou gris (pas toujours d'ailleurs), resté discret depuis une dizaine de jours, vient de constater avec satisfaction l'arrivée des Rousserolles effarvattes. Il est temps pour lui de réviser son manuel du "parfait petit parasite" !
Quelques photos issues des archives.






Mardi 5 mai 2026
Le matin était si gris qu'une rigole pouvait se perdre. Quelques Guifettes moustacs (étang Neuf) et Chevaliers aboyeurs (étang Vieux) maintenaient l'ambiance printanière de ces derniers jours. Puis soudain, venu du haut des frondaisons, un chant de Loriot, le premier de l'année. C'était comme un rayon de soleil venu d'Afrique. Petit enregistrement "à l'arrache" au smartphone (avec un traitement pour atténuer le bruit de fond qui pollue le plateau de Saclay en permanence). Après le Rossignol d'hier, la Rousserolle est venue assurer le final de la séquence audio du jour. Évidemment, le Rougegorge a toujours quelque chose à raconter...
Les Martinets noirs rasaient la route à leurs risques et périls.
PS vers 17h, Laurent me signale (sur Signal...) une Spatule !


Lundi 4 mai 2026
Un jour de pluie à Saclay, on avait presque oublié ce que c'était après un tel mois d'avril. Des guifettes sont toujours présentes et voletaient au ras des eaux en compagnie des hirondelles et des Martinets noirs. Ce soir, les effectifs du matin avaient gonflé, on pouvait distinguer 8 Guifettes moustacs et 2 G. noires. Les 2 Combattants ont choisi un autre chemin. Un reliquat de 4 Ch. aboyeurs assurait le niveau sonore pour la famille des petits échassiers, car les Guignettes, malgré leur nombre, restent "sans voix" en regard de ces bruyants migrateurs. Vers 9h, le vent était faible. Le Rossignol accompagnait la Rousserolle effarvatte pour un duo printanier (témoignage sonore du jour ci-dessous).
En image, l'ambiance matinale sous les gouttes, plus un échantillon de chaque guifette.



Dimanche 3 mai 2026
C'est l'année de la Guifette moustac, mais elle n'est pas encore dans le calendrier asiatique 😎! Il y en avait 5 (peut-être 6) ce matin sous la pluie. Les 2 Combattants étaient toujours présents et côtoyaient 4 Ch. aboyeurs, plus une ribambelle de Ch. guignettes (entre 30 et 35 ind.).
Les 2 Garzettes qui ont hiverné sont à présent dans leur plus bel accoutrement nuptial, quelque peu ébouriffé par moments. Les 2 Grandes Aigrettes sont toujours aussi secrètes. On ne voit toujours qu'un seul Héron garde-bœufs, généralement au Grand Viltain en journée. On devrait voir revenir ses congénères d'ici la fin du mois.
En illustration vers 18h, en vidéo, la toilette matinale sous la pluie d'une Moustac, plus quelques images du jour, excepté la G. Aigrette et les H. garde-bœufs. Dans le coin des entomologistes, l'Alternée et la Tétragnathe étirée, rencontrées "par hasard". Peut-être d'autres images en fin de soirée.





Samedi 2 mai 2026
Les 2 mâles de Combattants variés ont passé la nuit sur la rive ouest, par contre Bécasseaux de Temminck et Courlis corlieu ont poursuivi leur quête migratrice, guidés par leurs GPS internes. Les effectifs de Chevaliers aboyeurs et de Guifettes moustacs "traînent en longueur" (5 ou 6 de chaque). Belles Dames (Vanessa cardui) et Flambés (Iphiclides podalirius) ont émergé depuis quelques jours et parsèment les zones herbacées où poussent les fleurs que ces lépidoptères affectionnent.
Nombreuses illustrations de qualité reçues hier et aujourd'hui (et ce n'est qu'une partie), dont ce lever de soleil "apocalyptique" sur l'étang Neuf.
















Vendredi 1er mai 2026
<<Engagez-vous>> qu'ils nous disaient ! C'est ce que 2 jeunes mâles de Combattants racontaient aux Aboyeurs ce matin, l'un affublé de roux et l'autre de noir, plumages bariolés qui pouvaient passer pour le costume nuptial d'un grand couturier des armées. Mais les Aboyeurs n'en avaient cure et se moquaient d'eux : <<quand vous arriverez sur le théâtre des opérations de séduction, tout sera joué !>>. En dehors de ces dialogues au long des chemins migratoires, on pouvait admirer de nouveau 12 Guifettes moustacs et une G. noire. Il y a toujours 2 Grandes Aigrettes dans le secteur, discrètes comme si elles avaient un projet derrière leur petite tête au regard inquisiteur. Déjà 10 poussins de Bernaches du Canada, ça promet ! Au moins, la couveuse qui était sur le radeau des sternes est partie. La place encore chaude a été rapidement occupée par les Pierregarins.
Illustrations très variées et qui ont le mérite d'être très récentes, voire du jour ! Si vous avez du mal à vous endormir, comptez les Guignettes 😇.
Info de Laurent vers 17h30 : 2 Bécasseaux de Temminck et 1 Courlis corlieu ! C'est ça le mois de mai 😊 Photos ce soir...













Jeudi 30 avril 2026
Voici la fin d'un mois d'avril qui a satisfait les attentes de ceux qui en avaient 😎. Passage classique de limicoles, mais avec des effectifs un peu au-dessus de la moyenne de ces dernières années, comme pour l'Aboyeur. Notons les 3 Chevaliers arlequins, les 2 données d'Échasses et les 2 Courlis cendrés (qui ne se sont malheureusement pas posés). Le Ch. gambette reste discret, alors qu'il était le plus commun il y a encore une dizaine d'années. La migration des laridés a été marquée par le pic de Mouettes mélanocéphales (110 ind. le 12) et surtout par la vague exceptionnelle de Guifettes moustacs (plus de 50 ind. au total en plusieurs groupes). Notons enfin les 23 Cigognes blanches en vol le 10 et les 2 Spatules (1 le 4 et 1 les 28 et 29). On regrette évidemment de curieuses absences comme celles du Grèbe à cou noir ou du Balbuzard par exemple. On attend de pied ferme le Blongios, le Loriot ou la Tourterelle des bois...
Quelques images animées, d'archives pour l'essentiel : la vie bruyante des Grands Cormorans (dur pour les parents !) et la vie plus calme de la Guignette (dont les effectifs gonflent ces jours-ci). Je rajoute 3 photos de Ch. sylvain, faites "en passant" ce matin. Ceux qui ne connaîtraient pas bien ce limicole pourront y voir tous les critères en comparaison à un Ch. culblanc (posé sur une branche).
Lever de soleil sur l'étang Neuf.





Mercredi 29 avril 2026
La Spatule était présente aux abords de l'îlot sud (images et vidéo). Vous avez noté hier qu'il s'agit d'un adulte en plumage nuptial, avec la pointe jaune de l'énorme bec et la nuque emplumée qui se redresse avec le vent. Les effectifs de limicoles restent constants, les 2 Échasses, 15 Aboyeurs, 3 Sylvains et une vingtaine de Guignettes. Sur l'étang Neuf, 10 Guifettes moustacs (en partie sur l'étang Vieux cet après-midi). Les conditions sont réunies pour voir arriver le Blongios. Soyons attentifs et confiants. Et dans le coin des entomologistes : 2 coléoptères classiques du moment... mais qui apportent de belles couleurs !




Mardi 28 avril 2026
On notera aujourd'hui une Spatule blanche, 2 Échasses (celles d'hier), 12 Chevaliers aboyeurs, 2 Ch. sylvains et 11 Guifettes moustacs. Rajoutons un Courlis cendré venu du "diable vauvert" (Orsigny en l'occurrence) et qui se dirige droit sur l'étang Vieux (non retrouvé malheureusement). C'est déjà pas mal pour cette fin d'avril, sachant qu'il y a plusieurs autres espèces qui méritent également notre attention, notamment les nombreux Rossignols qui s'époumonent nuit et jour pour assurer l'ambiance musicale du printemps.
Un Combattant varié ce soir signalé par Christian.




Lundi 27 avril 2026
Décidément, un passage exceptionnel de Guifettes moustacs nous est offert ce printemps. On mettra ça sur le compte de la météo avec un vent d'est qui déporte nos vaillantes migratrices vers l'ouest. Si lors des 10 dernières années, on se contentait de 2 ou 3 individus chaque mois d'avril ou mai, ce sont 50 moustacs qui ont déjà été comptées depuis le 10/04 sur l'un ou l'autre étang. Et ce n'est peut-être pas terminé. Curieusement, la majorité des données d'IDF proviennent de Saclay ! Serait-ce lié à la pression d'observation exercée par la fine équipe ou simplement parce que l'accueil saclaysien est réputé au delà de nos frontières (ou les 2) ? 😉
Elles ne vont tout de même pas éclipser les nouvelles des limicoles. Ce matin, 10 Chevaliers aboyeurs, 5 Ch. sylvains, 10 Ch. guignettes (au moins) et 2 Échasses. Deux Petits Gravelots subsistent sur l'îlot sud malgré la visite impromptue d'un renard dimanche (info de Sébastien).
Les Rousserolles effarvattes sont entendues dans toutes les roselières à présent.
Que va-t-il nous "tomber dessus" dans les 3 derniers jours d'avril ?
Images récentes, plus une petite bande son (1,2 minute) issue d'un enregistrement nocturne (16 h) en cours d'analyse. Si vous entendez l'Aboyeur, mais pas la Guignette, utilisez MERLIN... Remarquez ce Brochet en mode "impressionniste".





Dimanche 26 avril 2026
Le passage printanier des guifettes est bien visible cette année, notamment pour la Moustac, généralement plus rare que la Noire. Mais leurs apparitions et disparitions sont difficiles à cerner. Ce matin, 10 Guifettes noires, absentes cet après-midi, alors que 12 Guifettes moustacs apparaissent "comme par magie" vers 16h30. Un Faucon hobereau chassait les insectes qui émergent à présent. D'ailleurs, on voit les premières libellules prendre leur envol et on connaît l'amour irraisonné du Hobereau pour ce genre-là à tous ses repas.
Quelques images d'hier et d'aujourd'hui. Notez, dans le "coin des entomologistes" cette Punaise rayée (Miris striatus) (hétéroptère) sous forme de larve qui ressemble à une fourmi, et sous sa forme adulte (imago).











Samedi 25 avril 2026
De nouveau une matinée digne d'une belle fin d'avril, avec 16 Tadornes de Belon, une Échasse blanche (mâle en l'occurrence), 14 Chevaliers aboyeurs, 2 Ch. sylvains, 2 Petits Gravelots et 3 Guifettes noires. Les canards de l'hiver sont partis, mais il reste quelques échantillons pour les amateurs. Des Hérons garde-bœufs sont signalés en journée avec les chevaux de Favreuse... L'activité s'intensifie chez les Pierregarins.
Et, gâteau sur la cerise ce soir, 14 Guifettes moustacs* arrivent de l'étang Neuf pour aller sur l'étang Vieux vers 17h, puis disparaissent sans laisser d'adresse.
Je vous refais le coup de la petite vidéo "en direct du radeau", histoire que vous bénéficiiez de l'ambiance sonore qui va de paire. Je rajoute quelques images toutes fraîches du matin (5°C vers 8h !).
* Ce n'est pas un record à Saclay 😢









Vendredi 24 avril 2026
En dehors des limicoles du moment les plus présents sur l'étang Vieux, Chevaliers aboyeurs et Ch. sylvains, notons aujourd'hui sur l'étang Neuf, 1 Courlis cendré en vol, 2 Mouettes pygmées et 15 Guifettes noires. Encore une belle journée de migration, mais il fallait être présent H24 ou presque...
Comme je viens de mettre à jour le statut des oiseaux à Saclay de l' "origine des temps" à 2025, c'est l'occasion de vous informer des effectifs de cette guifette sur nos étangs :
Elle a niché de 1947 à 1955. Migratrice régulière aux deux passages, principalement de mi-avril à fin mai. Dates extrêmes récentes : 6 avril 2025 et 9 octobre 2012. Effectif maximal : 50 le 1er mai 1982 et le 9 mai 1992. Le nombre de migrateurs est en diminution depuis le début des années 2000 (autant au printemps qu'en automne). Les groupes de plus de 10 individus sont devenus exceptionnels. Récemment : 15 le 18 août 2016 et 15 le 29 avril 2025.
Ainsi la donnée d'aujourd'hui est remarquable.
Quelques images d'archives, dont la répartition de la Guifette noire nicheuse. On remarque qu'elle niche dans tout l'hémisphère nord, Chlidonias niger niger dans le Paléarctique, Chlidonias niger surinamensis dans le Néarctique.





Jeudi 23 avril 2026
On comptait 17 Chevaliers aboyeurs ce matin, et 2 Ch. sylvains. Un Petit Gravelot se faisait discret sur la minuscule plage de l'îlot sud. L'effectif d'Aboyeurs est respectable, mais loin du record de Saclay (40 ind.). Christian a signalé un Héron garde-bœufs à Viltain vers 11h*. Est-ce enfin le retour des nicheurs ? À suivre...
Seule la 1ère photo (celle de gauche sur PC) est fraîche du jour ! Les autres proviennent des nombreuses archives.
* et 4 au dortoir ce soir !




Mercredi 22 avril 2026
De grandes bandes de Martinets noirs sillonnent le ciel au-dessus des étangs depuis 3 jours. Sont-ils ralentis par le froid matinal ? Ça souffle bien d'est-nord-est aux premières heures de lever du jour, les rares observateurs qui se pressent sur la digue vous le diront. D'ailleurs, un Arlequin me confiait en aparté : "on reste ici pour le moment, on a besoin de se refaire du gras et la nourriture est abondante et peu coûteuse. Félicitations pour votre accueil, nous n'avons pas souvent visité une réserve aussi agréable le long du chemin périlleux qui nous mène vers les territoires du nord" (tout ça avec l'accent finlandais que je ne peux transcrire ici) 😎.
Images récentes ci-dessous, avec le retour de JP !







