
Les étangs de Saclay (Essonne, France)
Vendredi 5 juin 2026
En juin, si l'on surveille discrètement les nicheurs du coin de l'œil, c'est plutôt vers les insectes que se porte notre attention. Ce matin, nous étions deux à rechercher activement les libellules, mais pas pour la même raison. De mon côté, pour retrouver les espèces les plus rares et, de son côté, le Faucon hobereau, pour les consommer toutes crues. Elles sont nombreuses à présent, même si la variété laisse à désirer, mais ce n'est pas son problème, du moment que la quantité est là.
En illustration, quelques insectes rencontrés "au petit bonheur" en cherchant les odonates. La chenille est celle de la Noctuelle de la Patience, et il fallait en avoir pour photographier les plus petits, comme ce jeune Conocéphale des roseaux (1 cm sans les antennes à cette époque). Ce n'est pas la meilleure période pour les orthoptères, mais bon, quand on les rencontre... Quant à Macrophya annulata, c'est un Tenthredinidae, et vous serez tous d'accord pour dire que c'est l'une des familles difficiles de l'ordre des Hyménoptères. Quand on arrive au niveau de l'espèce, on est content 😇.
Les photos de l'amateur de libellules gourmandes et croquantes sont issues des archives.








Jeudi 4 juin 2026
Avouez qu'il fait un temps à ne pas à mettre un Blongios dehors. C'est peut-être tout simplement pour cela qu'on ne les voit plus... Le monde des sternes s'est divisé en 2 catégories, celles qui chassent en mode traditionnel sur l'étang Neuf et celles qui profitent de la panique générée par les Cormorans chez les poissons lorsqu'ils pêchent en groupe. Il n'y a pas que les Pierregarins qui pratiquent cette sorte de parasitisme. Les Hérons cendrés observent avec attention les berges vers lesquelles les proies vont se précipiter pour échapper aux becs acérés des redoutables prédateurs piscicoles.
Les 2 jeunes Milans noirs grandissent et commencent à s'habiller de plumes sombres. Les Garzettes continuent leur installation, mais on ne sait toujours pas bien s'il y a 2 ou 4 couples nicheurs. En tout cas, il y en avait 8 sur les abords de l'étang Vieux.




Mercredi 3 juin 2026
Le radeau devant l'observatoire est installé depuis mars 2022. C'est la 5ème année de nidification des Sternes pierregarins sur ce nouveau support. On n'a pas encore pu déterminer le nombre de couples (problème technique avec le drone), mais il y en a au moins 20 et 3 ou 4 sur la plateforme historique de l'anse ouest. Pour ce qui est du radeau, 2 poussins sont apparus le 17 mai, puis 2 autres il y a une semaine. Aujourd'hui, on voyait uniquement les 2 premiers. Comme le montre la vidéo ci-dessous, ils ont bien "profité", encore en duvet mais proches de la taille adulte. Les 2 autres sont invisibles, probablement cachés. Ce matin, il valait mieux se mettre à l'abri du vent. Les couvées sont en retard ce printemps. On a observé une douzaine de poussins fin mai 2024, par exemple. Par contre, en 2022 l'élevage des jeunes s'est prolongé jusqu'à la fin août. On fera le bilan lorsque tout ce petit monde aura repris la route vers le sud.

Mardi 2 juin 2026
Journée mitigée avec ce changement de la météo ; bien mouillée ce matin et soumise aux orages menaçants cet après-midi. Un examen botanique rapide a permis de trouver de belles plages de Limoselle aquatique. Un relevé par un spécialiste est prévu en juin à la recherche des plantes protégées qui font le renom des vasières de la réserve. Aucune donnée ornitho qui sorte des espèces classiques présentes en ce moment et déjà citées ces derniers jours. Le Blongios ne s'est pas montré une fois de plus, mais ça ne signifie pas qu'il est parti.


Lundi 1er juin 2026
Le mois a commencé dans le calme, aucune donnée de Blongios, ni d'espèce rare ou peu commune. Les Pierregarins vont et viennent avec des poissons, ce qui augure d'un bon élevage des jeunes. Quelques images du jour et petite vidéo de Grèbes huppés avec 2 jeunes. Le poisson était un peu trop gros, mais il a fini par passer (j'ai raté une partie de la séquence pour diverses raisons... Le son est coupé car c'était du bord de la route).





Dimanche 31 mai 2026
Le mois de mai a été riche avec une première pour Saclay, un Labbe parasite trouvé par Christian le 19. Dans la lignée et, même s'il ne s'agit pas de nouvelles espèces pour les étangs saclaysiens, citons en vrac : un Tournepierre à collier du 18 au 21, un Courlis corlieu et 2 Bécasseaux de Temminck le 1er, un Bihoreau gris le 23, une Spatule le 5, deux Faucons pèlerins le 31 (plus 1 le 18) et enfin, celui qui joue avec nos nerfs, un mâle de Blongios nain présent depuis le 21 (on espère que la femelle couve). Comme toujours, même si quelqu'un était resté sur place H24, il n'aurait pas tout vu. Une seule chose à espérer, un mois de juin du "même tonneau" que mai !
Les insectes sont légion, mais la diversité reste pauvre, tout au moins dans les groupes les plus faciles à déterminer (odonates, rhopalocères, syrphidés) sans faire des prélèvements à l'aide de pièges. En illustration, collection variée de photos prises hier et aujourd'hui, il y en a pour tous les goûts !







Samedi 30 mai 2026
Le Blongios mâle est apparu ce matin pour rassurer ses admirateurs. Certes pendant un court instant, mais on va mieux dormir dans les chaumières des "geeks du Petit Butor*" 😎. On voit circuler des Grandes Aigrettes (1 à 3 selon les jours). Elles ont le bec jaune, ce qui caractérise des jeunes de l'an passé qui ne nicheront pas en 2026. Cherchent-ils un bon coin pour les prochaines années ? Mai-juin sont les mois de circulation des pigeons voyageurs des sociétés colombophiles nordiques. Ils font une pause boisson fraîche aux étangs. Ne relevez pas les N° de bagues, on ne reçoit jamais de retour des propriétaires. C'est une course, seuls les premiers ne seront pas cuisinés avec des petits pois (mais sans la bague) 👨🍳😇.
Quelques images du jour, dont le Cresson qui pousse dans la rigole qui arrive du CEA. Vous en feriez-vous une bonne soupe ? Remarquez la différence de coloration des ailes de cette femelle de calopteryx sous 2 éclairages (probablement C. splendens ici).
NB. Désolé pour les admirateurs/trices des couchers de soleil de Johan. Le dieu Râ se couche trop tard à présent pour que je me replonge dans la mise en page PC puis téléphone du site web.
* Ancien nom du Blongios nain, également Butor blongios (début du XXe siècle).







Vendredi 29 mai 2026
On s'était habitués à voir le mâle de Blongios tous les matins depuis une semaine, mais ne voilà-t-il pas qu'il nous "fait des inquiétudes" depuis hier en jouant les abonnés absents.
Comme il est apparu tardivement en saison, toutes les hypothèses trottent dans nos cellules grises de fidèles observateurs saclaysiens. N'a-t-il pas trouvé de partenaire (normalement, les couples se forment pendant la migration), n'a-t-il pas apprécié les nourritures terrestres et aquatiques qu'offre l'étang Neuf ? Nous avons déjà observé de telles absences partielles dans le passé, mais après l'échec de la reproduction en 2025, on craint la disparition de ce héron emblématique de nos roselières.
Par contre, les 2 jeunes Milans noirs (tout blancs à cet âge !), semblent bien se porter (digiscopie à 500 m de nouveau). Le second nid paraît abandonné, mais c'est à suivre. Il s'agit peut-être d'un jeune couple peu expérimenté. Rappelons qu'il a fallu quelques années avant de voir les premières naissances. Nombre de constructions de nids n'ont pas abouti entre 2013 et 2020, date de la première reproduction.
Quelques illustrations récentes, dont le Petit Mars changeant (Apatura ilia), et vous voyez pourquoi ce nom avec les 2 photos du même individu sous 2 angles de lumière.







Jeudi 28 mai 2026
Le Blongios n'a pas donné signe de vie ce matin. Il sera attendu ce soir lorsque la température sera descendue à une valeur supportable pour des Franciliens. Les sternes sont actives sur les 2 supports, mais les poussins restent à l'abri du soleil. Les algues se développent à grand renfort de chaleur et de molécules diverses issues des engrais que les pluies ont apportés par les rigoles. Les Naïades (plantes aquatiques) en profitent également. On risque l'apparition précoce de cyanobactéries ! Malgré l'émergence de libellules de toutes tailles, le Faucon hobereau reste invisible (seulement 2 données depuis le début de l'année). Par contre, les Garzettes sont actives, sur les abords et dans la colonie sud. Au moins 4 couples installés.
Quelques images variées, dont les libellules du moment.








Mercredi 27 mai 2026
On signalera simplement la présence du Blongios ce matin sur l'étang Neuf. Sonore, le long de la roselière sud, mais également lors d'une brève apparition en bas de la route (côté nord du pavillon). Sauf qu'il est resté planqué et n'a jamais voulu sortir des roseaux. Les observateurs présents l'ont attendu avec une patience qui force le respect. Mais qu'en a-t-il à faire de notre patience ?
Photos et vidéo récentes.
PS. Pour les pratiquants de l'application MERLIN qui auraient des questions sur son utilisation, il y a ce site web :





Mardi 26 mai 2026
Comme moi, vous avez sûrement été émus de l'absence de données de Grèbe à cou noir depuis le début de l'année 😉. Si l'on regarde son profil de passage à Saclay sur les 15 dernières années, on remarque qu'il est régulier au printemps. J'ai examiné les données franciliennes depuis le 1er janvier 2026 et, en dehors des hivernants du nord de la Seine-et-Marne (Trilbardou - Jablines), on trouve quelques rares mentions dans le sud de ce département et une seule dans le 78 (Saint-Quentin, le 22 février). Que s'est-il donc passé ? Une migration plus à l'est, ou plus à l'ouest ? C'est un phénomène curieux qui mérite d'être suivi, notamment lors de la migration postnuptiale.
Sinon, le Blongios mâle est toujours aussi démonstratif sur la rive sud de l'étang Neuf (photo).
Quant aux Sternes pierregarins, les couples se forment encore avec des accouplements, comme le montre la vidéo ci-dessous.





Lundi 25 mai 2026
Le mâle de Blongios s'est montré généreusement ce matin sur la rive sud de l'étang Neuf. Il s'est levé de bonne heure pour lancer son cri typique. Sur la vidéo*, on distingue sa poitrine qui gonfle à chaque émission sonore. On ne voit pas de femelle. Soit c'est un appel plein d'espoir vers une hypothétique partenaire de passage, soit c'est un marquage de territoire, ce que nous privilégions compte tenu de la date. À suivre donc.
Sur les abords et dans les arbres de la rive sud, 10 Aigrettes garzettes, l'espoir d'avoir plus de 3 nichées en 2026. Les Pierregarins paradent encore, donc tous les couples ne sont pas installés sur le radeau. Au moins 3 couples sur la plate-forme historique.
Dans les illustrations, 2 photos du Blongios, en vol de loin, et une variété d'insectes qui vous montrent une fois de plus les curiosités de la nature chez le peuple de l'herbe.
* La vidéo ci-dessous a été tournée en digiscopie (plusieurs rushes d'une minute) puis retraitée (53 secondes) et augmentée d'une bande son.








Dimanche 24 mai 2026
Le Blongios (mâle probable, vu la distance) est apparu vers 9h30 sur la rive sud de l'étang Neuf. Il est parti vers l'anse sud-est. Un Faucon hobereau a (enfin) été signalé. À mettre en relation avec l'émergence de grandes libellules (anisoptères). Hier, j'ai observé ma première Anax imperator pour 2026. Au moins 6 Garzettes sur les abords et des va-et-vient réguliers avec la colonie de Hérons cendrés, l'espoir d'un couple nicheur au minimum. Les Hérons garde-bœufs restent toujours discrets (1 ou 2 entre la réserve et le Grand Viltain). La vidéo* montre le nourrissage des 2 "petites têtes blondes" de Milans noirs rive sud. Sinon, déclinaison de Martres (depuis 2 pièges-vidéos) qui courent dans tous les sens, tel le Furet du bois joli (comptine de l'ancien temps), à divers moments de la journée (lumières variées). Notez la proie (jeune oiseau capturé au nid...) en fin de séquence. Si je reçois d'autres infos/photos d'ici ce soir, je ne manquerai pas de les ajouter.
* Digiscopie à 500 m de plusieurs rushes et retraitement. À voir sur grand écran.
Samedi 23 mai 2026
L'espèce du jour est un Bihoreau gris mâle signalé ce matin vers 9h. L'observateur chanceux devrait m'envoyer des photos... Sur les abords de la digue est de l'étang Neuf, c'était le calme. Visiblement les travaux ne gênent pas le couple "habituel" de Bergeronnettes des ruisseaux qui niche dans la rigole de Favreuse. Sur les abords encore épargnés par les engins, 2 Orchidacées : Ophrys abeille et Orchis pyramidal.
Peut-être d'autres infos et/ou illustrations d'ici ce soir.








Vendredi 22mai 2026
La bonne nouvelle du jour date d'hier en fait. Un premier Blongios a été signalé aux étangs par un observateur occasionnel (c'est souvent comme ça). Je suppose qu'il s'agissait du soir et de l'étang Neuf. Mâle ou femelle, on ne sait pas. Espérons que notre nicheur emblématique se montre sans détour aux "régionaux de l'étape", et l'apparition d'un couple nous rendrait optimistes sur l'avenir de ce petit échassier à Saclay.
Le Tournepierre n'a pas été signalé sur le radeau des sternes. Aura-t-il retrouvé son chemin dans le ciel étoilé ?
L'examen des archives montre que la nidification des Garzettes et des Garde-bœufs bat son plein à partir de la mi-juin. C'est la période à laquelle les Hérons cendrés ont mis "la clé sous la porte" (ou plutôt sous le nid). Patientons, tout en les surveillant discrètement. Les Milans cherchent de quoi nourrir leur famille en utilisant les ascendants. Un lièvre bien dodu ferait largement l'affaire.




Jeudi 21 mai 2026
Le Tournepierre poursuit son CDD sur le radeau des Pierregarins. Que picore-t-il ? Probablement des insectes, mollusques etc, que les sternes apportent "à l'insu de leur plein gré". Elles s'envolent parfois "comme un seul oiseau", sans raison apparente, puis se reposent en criant (vidéo). Le porteur de collier les a suivies dans cet exercice d'alerte. Suite du carnet rose, 2 poussins sont nés chez les Milans noirs rive sud.
Dans le coin des entomologistes, un accouplement de l'Écaille tigrée (Spilosoma lubricipeda), plus un des partenaires sur le dos, histoire de vous montrer l'envers du papillon. Il ne s'envolait pas, il demandait juste qu'on le laisse dormir !
Dans le coin des botanistes, la Phacélie à feuilles de Tanaisie (Phacelia tanacetifolia). Plante mellifère cultivée, originaire du sud des États Unis d'Amérique et du nord Mexique.
Parmi les illustrations, envol d'oiseaux blancs d'Henri Matisse (Polynésie, le Ciel, 1946). C'était peut-être des sternes locales (Gygis alba ?). Pour ceux qui auraient oublié, c'est au Grand Palais jusqu'au 26 juillet 2026. Les oiseaux n'étaient pas son sujet favori 😉.






Mercredi 20 mai 2026
Cette journée plus calme a permis de se remettre des émotions d'hier. On est prêts pour les suivantes... Le Tournepierre continue son séjour sur le radeau. Il se nourrit et nettoie le gravillon par la même occasion. La femelle dominante (ça existe chez les Pierregarins ? 😎) lui aura-t-elle offert un CDD de technicien de surface ? Mais toutes ne sont pas d'accord pour lui mener la vie douce comme le montre la vidéo* ci-dessous. Il doit même se retirer à l'écart pour faire sa toilette en toute quiétude.
Une photo vous montre l'installation des batardeaux sur l'étang Neuf dans le cadre des travaux de réfection de la digue (au cas où vous vous demanderiez ce qui se passe là où pêchent les sternes...)
* Comme le clip vidéo (1,08 min., 250 Mo) a été tourné face au vent fort, j'ai dû supprimer la bande son. À regarder sur grand écran si possible.



Mardi 19 mai 2026
Avant-hier, nous trouvions que le printemps n'avait pas été généreux en émotions fortes. Eh bien, nous voilà rassasiés pour quelques jours. Dès potron-minet, Christian nous a trouvé une première pour Saclay ! Un Labbe parasite de forme sombre, qui s'est intéressé de près aux Sternes pierregarins. Comme on peut l'imaginer, ça s'est mal passé pour lui, avec des envols agressifs de toute la communauté nicheuse. Elles connaissent bien ce larron qui n'hésite pas à leur faire "cracher le morceau" pour s'en saisir "toute honte bue". Détecté entre les 2 étangs à 8h15, on l'a cru parti vers 8h40, mais il est revenu vers 9h15 pour finalement disparaître vers 9h30. Le Tournepierre était toujours sur le radeau. Il se contentait des insectes du radeau sans jeter un seul regard vers le Parasite. Les photos témoignages de la star du jour ont été prises de loin dans la grisaille ambiante. La vidéo du Tournepierre est une digiscopie, avec le vent de face... Ça tremblote en dépit du traitement anti-vibrations 😏.









Lundi 18 mai 2026
Le Tournepierre, lorsque vous flânez le long d'un port de pêche de la Manche ou de l'Atlantique, est commun et peu farouche. Par contre, il est très rare dans notre région (inversement du classement dans Faune IDF) et sa présence cet après-midi à Saclay sur le radeau des Sternes est exceptionnelle. La dernière mention date de mai 2014. Les Pierregarins couveuses ne sont pas très accueillantes (est-ce là leur moindre défaut ?). Que faites-vous loin des côtes maritimes lui dirent-elles ? La petite vidéo ci-dessous montre que la vie du migrateur dérouté n'est pas de tout repos. Quelques images sous la pluie vers 16h. Notez qu'il est en plumage nuptial. Sinon, les Grands Cormorans transportent de nouveau des branches. Serait-ce pour une seconde couvée ou bien le décor de la chambre des ados ?
PS. J'ai omis de signaler un Faucon pèlerin ce matin, seconde donnée pour 2026 tout de même !







Dimanche 17 mai 2026
Pour le carnet rose 2026 de Saclay, signalons la naissance des 2 premiers poussins de Sternes pierregarins. On est quelques jours en avance sur les autres années, mais les deux boules de duvet se "caillaient le croupion" et insistaient pour rester à l'abri sous les ailes de l'adulte. Sinon, rien de nouveau sur l'eau ni sur les abords.
En plus du clip des sternes (première partie avec un appareil classique et seconde en digiscopie), passage doublé de sangliers (petits et grands) filmé sous la pluie par 2 pièges vidéos placés à proximité.
Samedi 16 mai 2026
On retiendra pour aujourd'hui le chant de la Tourterelle des bois, rive nord-ouest, malgré la température matinale. Une nouvelle ou bien celle qui avait été signalée le 9 mai ? Mystère ! Toujours rive nord, mais un peu plus vers l'observatoire, des cris de Loriot. Il y avait déjà un chanteur l'an passé dans ce secteur. Les Sternes pierregarins poursuivent leurs va-et-vient entre les 2 étangs. Toujours pas de Blongios signalé. Espérons son arrivée dès que les températures seront plus clémentes.
Aux premiers rayons du soleil, les insectes sortent de leur cachette pour se griser de pollen, dont la Belle Dame (Vanessa cardui), papillon grand migrateur. Pour ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas ses exploits, il y a plusieurs pages web qui les relatent, comme celle-ci par exemple (https://lejardindesoiseaux.fr/insectes/lepidopteres/la-migration-de-la-belle-dame-vanessa-cardui-depart-pour-le-sud).





Vendredi 15 mai 2026
L'Hypolaïs est enfin venue nous donner des leçons de langue étrangère. Signalée mercredi du côté de l'aqueduc des Mineurs, une autre s'est montrée volubile en fin de matinée sur la rive nord de l'étang Vieux (enregistrement de 2 min. au smartphone avec le bruit de fond environnant). C'est plutôt calme après le passage des limicoles. Il reste quelques Chevaliers guignettes par-ci par-là sur les bords. Sur l'eau, on se contentait de 4 Tadornes de Belon. L'ambiance était encore aux giboulées cet après-midi (photo). En illustrations (photos récentes et anciennes), déclinaison de Guignettes, du plus gris sous la pluie, arpentant le parapet de la route, jusqu'aux envols et même de tout près afin que vous admiriez une fois de plus la finesse de son plumage.






Jeudi 14 mai 2026
Aucun des oiseaux cités hier n'a fait l'ascension jusqu'à Saclay 😢. Un Traquet motteux a (enfin) été signalé dans le secteur des étangs. Le Motteux migre entre avril et mi-mai. Ce printemps, il a été plutôt discret par chez nous, mais la météo l'a peut-être retardé ou dévié de sa route. Quelques images de ce migrateur au long cours, récupérées dans les archives. Notez la variabilité des plumages, mâles et femelles. Sur la première des photos de mâle, la couleur chamois descend sur l'ensemble de la poitrine. Il pourrait s'agir d'un Leucorhoa, sous-espèce du Groenland (pas toujours facile à certifier). J'ai dénombré 6 couples nicheurs de Bernaches du Canada et déjà 23 poussins ! Cet après-midi, 2 Tadornes de Belon.
S'il y a parmi vous une amatrice / un amateur de giboulées de mai, j'espère qu'elle / il en a bien profité 😏.







Mercredi 13 mai 2026
Passée la moitié du mois de mai, la migration prénuptiale des limicoles est terminée. Elle peut traîner en longueur, mais le cœur n'y est plus. Les bonnes places sont déjà occupées sur les sites de reproduction, et avec la dégradation des biotopes et le changement climatique, elles sont devenues chères à défendre. En examinant le passage des autres familles (sur les 6 dernières années seulement), on découvre tout de même qu'une surprise est toujours possible. Quitte à être en retard, des espèces occasionnelles peuvent s'accorder un petit détour par Saclay en se disant : qui sera là pour nous voir ? Les paris sont ouverts 😎. Dans la liste, il y a, par exemple, Héron pourpré, Ibis falcinelle, Héron bihoreau, Sterne naine, Sterne caspienne et, pour les plus discrets, Pie-grièche écorcheur*, Rousserolle turdoïde.
Les photos sont issues des archives de Saclay (pas toutes de mai), exceptée celle d'ambiance du soir sur l'étang Neuf.
* Rappelons qu'elle niche à Viltain, mais on ne l'a pas encore vue cette année.







Mardi 12 mai 2026
Ce matin, Mamert, Pancrace et Servais se sont rappelés à notre bon souvenir et ce n'est pas fini pour les prochains levers du jour. Heureusement, le soleil a vite pris du service pour réchauffer nos os, quels que soient leurs âges. Mêmes espèces qu'hier, toujours pas de Blongios, mais l'Hypolaïs est enfin arrivée sur les abords de l'étang Vieux. On contrôlera l'étang Neuf dès que les conditions seront favorables. Rappelons qu'il y a des travaux de réfection de la digue est, avec une durée d'un an (ou presque). Les 2 couples de Milans noirs ont l'air de se plaire. Souhaitons l'arrivée d'heureux évènements d'ici leur départ.
Quelques photos "entomos" du jour, car les insectes et arachnoïdes ont besoin de se dégourdir les pattes maintenant qu'avril les a mis au monde. Remarquez la "tente d'affût" tissée par l'Araignée napoléon en reliant quelques pétales de Marguerite. Buse et Garde-bœufs ont le regard tourné vers l'avenir.
Peut-être d'autres infos ou images d'ici ce soir...






Lundi 11 mai 2026
Qu'avions-nous en magasin cet après-midi ? Quatre Gambettes (mais 14 ce matin !), 1 Aboyeur et quelques Guignettes. Rajoutons 3 Guifettes noires sur l'étang Neuf. Ce n'est pas si mal me direz-vous, mais passé cette première décade de mai, on attend la livraison de Blongios, Hypolaïs, Loriot etc. Sont-ils bloqués dans un détroit ?
Comme je l'ai déjà évoqué les printemps derniers, la migration du Chevalier gambette présente globalement 2 vagues. L'une, en mars-début avril, concerne les nicheurs de Grande Bretagne et d'Islande, l'autre fin avril-début mai concerne les nicheurs scandinaves (histogramme ci-dessous des données à Saclay de 2010 à 2025).
Quelques images variées récentes, dont ce Goéland leucophée 3ème cycle, fier comme Artaban.








Dimanche 10 mai 2026
Après une matinée plus sèche que celle attendue à la lecture des augures de la météo locale, la pluie s'est installée solidement pour l'après-midi. Ce petit bilan climatique pour vous résumer l'absence d'évènements importants du jour. En dehors de 6 Chevaliers gambettes, aucune espèce à haute teneur en décharge d'adrénaline n'a traversé le paysage des étangs saclaysiens .
Les images ci-dessous sont très récentes. Remarquez cet exploit numérique d'une vidéo du nid de Milan noir (rive sud de l'étang Vieux) prise en digiscopie*, à 500 m environ depuis la route. Ça tremblotte un peu, il faisait gris et le vent s'était levé, mais on distingue la femelle qui couve, ou qui protège un jeune (au moins un). Sans oublier le coin des entomologistes, printemps-été oblige !
* Longue vue Swarovski X60 et module Bresser







Samedi 9 mai 2026
Beaucoup de visiteurs en matinée. Les prévisions météo pour demain et la semaine prochaine les avaient incités à profiter de cette dernière journée d'été précoce. La Tourterelle des bois est arrivée sur les abords de l'étang Vieux (un seul chanteur pour le moment). Un nouveau Balbuzard est passé sans s'arrêter, harcelé par un goéland. Ce ne sont pourtant pas les grosses proies qui manquent avec les carpes qui frayent à grand renfort de remous.
Il reste quelques Gambettes et Guignettes, mais la fin du passage prénuptial s'approche inexorablement. On attend toujours l'arrivée du Blongios avec l'espoir que les jeunes nés à Saclay retrouveront le chemin des roselières qui ont vu leurs premiers rires d'enfants à la vue d'une grenouille imprudente.
Le maïs a été largement semé dans les champs alentour. Ça nous promet des traitements chimiques dont Viltain a la spécialité...
Les images sont du jour, excepté la tourterelle.







Vendredi 8 mai 2026
La dernière Guifette moustac a quitté l'étang Neuf avec une larme dans l'œil droit, mais il fallait se lever de bonne heure et avoir de bonnes optiques pour être témoin de ce moment d'émotion. Lorsqu'on examine les données franciliennes de ce laridé, Saclay a été le haut lieu de sa migration prénuptiale pour 2026. Ce matin, 8 Guifettes noires assuraient le spectacle en passant régulièrement d'un étang à l'autre. Sur les abords de la réserve, 8 Chevaliers gambettes. Il y a 4 juvéniles de Grèbe huppé sur l'étang Neuf (naissances plus précoces que ces dernières années). Voilà pour les informations notables du jour, tout au moins jusqu'à 17h30.
Illustrations variées, dont les 8 Guifettes noires en un seul vol, le Tarier pâtre nicheur dans la zone d'étude, une petite vidéo récente de Martre* avec le Rossignol en fond sonore (c'était vers 2h du matin) et, dans le coin des entomologistes, Libellule à quatre taches et Argus bleu.
* J'ai ralenti la vidéo (filmée par un piège-vidéo avec éclairage LED).






Jeudi 7 mai 2026
Un Balbuzard est passé en coup de vent vers 10h30. Il ne fait vraiment aucun effort pour se montrer ce printemps, mais sa saison préférée est l'automne, comme chacun sait. Une "petite vague" de Ch. gambettes passe généralement début mai. Il y en avait 6 ce matin, en compagnie d'un Aboyeur et d'un Sylvain (sans oublier les Guignettes bien sûr). Une Guifette moustac chassait avec les Pierregarins sur l'étang Neuf.
Nombreuses discussions entre amateurs de goélands ces temps-ci, mais d'après les photos, uniquement des Goélands leucophées. À suivre dans notre quête du premier G. pontique de l'année.
Une photo témoignage du Balbuzard, une de Buse variable, 3 Tadornes de Belon sur les 4 présents ce matin (le "fantôme" en vol est une Guignette) et, dans le coin des entomologistes, 2 libellules du moment plus la Phalène du fusain.







Mercredi 6 mai 2026
Finalement, la journée qui devait être bien arrosée ne l'a pas été. La pluie est passée dans la nuit mais le niveau reste assez bas grâce à une anticipation dont le SIAVB a le secret 😉. Ce ne fut pas une belle journée chaude et ensoleillée pour autant. Dans la grisaille matinale, on finissait par voir 2 Guifettes moustacs, 7 Chevaliers aboyeurs, 2 Ch. gambettes et 1 Ch. sylvain, plus une tripotée de Ch. guignettes répartis sur le pourtour des 2 étangs, là où une petite branche leur suffit pour se poser. Le Coucou gris (pas toujours d'ailleurs), resté discret depuis une dizaine de jours, vient de constater avec satisfaction l'arrivée des Rousserolles effarvattes. Il est temps pour lui de réviser son manuel du "parfait petit parasite" !
Quelques photos issues des archives.






Mardi 5 mai 2026
Le matin était si gris qu'une rigole pouvait se perdre. Quelques Guifettes moustacs (étang Neuf) et Chevaliers aboyeurs (étang Vieux) maintenaient l'ambiance printanière de ces derniers jours. Puis soudain, venu du haut des frondaisons, un chant de Loriot, le premier de l'année. C'était comme un rayon de soleil venu d'Afrique. Petit enregistrement "à l'arrache" au smartphone (avec un traitement pour atténuer le bruit de fond qui pollue le plateau de Saclay en permanence). Après le Rossignol d'hier, la Rousserolle est venue assurer le final de la séquence audio du jour. Évidemment, le Rougegorge a toujours quelque chose à raconter...
Les Martinets noirs rasaient la route à leurs risques et périls.
PS vers 17h, Laurent me signale (sur Signal...) une Spatule !

