
Les étangs de Saclay (Essonne, France)
Dimanche 1er novembre 2026
Effectif record de goélands pour Saclay, signalé par Christian ce matin avec 179 ind. (le précédent était de 98 ind. le 23 nov. 2019). Au moins 1 Goéland brun dans la foule des Leucophées (avec des Pontiques potentiels). Une femelle de canard a fait l'objet de nombreux échanges cet après-midi. Julien qui l'a observée attentivement lui trouve plusieurs critères qui en feraient une femelle de Canard à front blanc (Mareca americana), l'équivalent de notre Canard siffleur (Mareca penelope) du Vieux continent. Pour le moment, les avis sont partagés quant à la couleur blanche (pure) des plumes axillaires (photo), entre autres critères. Autant il est facile de différencier les mâles chez ces 2 canards, autant il est délicat de le faire sur les femelles (les hybrides provenant de fermes d'élevage en France ne sont pas exclus). Autres illustrations du jour, un goéland qui se prend pour un Fou de Bassan, histoire de capturer une écrevisse (rassemblement d'images), et les canards du moment dans leurs plus beaux atours.




Samedi 31 octobre 2026
Le bilan d'octobre est particulièrement bon, grâce aux ornithologues réguliers et compétents. Il a ainsi été observé, 1 Bihoreau le 12, 1 Goéland cendré le 18, 1 Butor le 22, 1 Busard Saint-Martin le 27, 1 Ibis falcinelle le 29. Pour les limicoles, 4 Grands Gravelots le 24, plusieurs jours avec des Bécasseaux variables (jusqu'à 5 ensemble), 1 ou 2 Combattants du 1er au 17, 1 Courlis cendré les 29 et 30. On espère un mois de novembre "du même tonneau".
Quelques images récentes dont cette dispute chez une famille de Cormorans à propos d'un choix de chapeau pour la soirée d'Halloween. Avouez qu'il faut vraiment n'avoir pas d'autres soucis dans la vie 😎🦇🦉.
PS. Loin à l'est des étangs jusqu'à mercredi, je transmettrai les infos ou les images que je recevrai.





Vendredi 30 octobre 2026
Octobre n'a pas dit son dernier mot, mais une fois de plus il fallait être présent de bonne heure ce matin... ou habiter sur place. Deux Milans royaux et un Courlis cendré vers 7h30 signalés par Laurent, mais ensuite pas grand-chose de nouveau. Comme hier, au moins 60 goélands, tous Leucophées ou presque, car certains peuvent être des Pontiques. Cependant, pour garantir l'identification de cette espèce, mieux vaut en retrouver tous les critères et ça prend du temps, même à courte distance avec un bon éclairage. Rappelons qu'il y a des hybrides, ce qui ne facilite pas l'affaire des laridophiles.
La baisse du niveau a entraîné la concentration des écrevisses et les amateurs ne se privent pas pour faire un régime à base de crustacés. Quelques images issues des archives montrent qu'ils se retrouvent dans une large gamme d'espèces.







Jeudi 29 octobre 2026
Hier, je ne vous ai pas cité l'Ibis falcinelle, car ses apparitions sont plus rares en automne. Eh bien, c'est ce matin qu'il a été observé très tôt (trop tôt 😢) par Thierry, de passage mensuel. Un jeune d'après la description qu'il m'a faite. C'est la seconde donnée d'octobre à Saclay, la première date des 19 et 20 oct. 2024 et l'Ibis se trouvait dans les champs avec des Hérons garde-bœufs (photo des archives). Autre observation intéressante de la matinée, un Courlis cendré (peut-être 2) en vol au lever du jour (détecté aux cris par Laurent ). Les 4 Grèbes à cou noir poursuivent leur séjour. En limicoles, il reste 4 Bécassines des marais et une ribambelle de Vanneaux huppés. Soyons donc toujours attentifs, les migrateurs peuvent encore nous surprendre !



Mercredi 28 octobre 2026
Avec octobre qui se termine, on ne peut s'empêcher de regarder ce qui s'est passé lors des mois de novembre des dernières années. Pour ce qui est de 2023 à 2025, voici les espèces peu communes apparues régulièrement : Butor étoilé, Oie cendrée, Canard pilet, Mouette pygmée et, plus rarement, Faucon émerillon. Les canards plongeurs arrivent de plus en plus tard et de belles bandes de fuligules devraient s'installer quelques jours, voire hiverner. Les Hérons garde-bœufs peuvent passer en bandes, comme ce fut le cas en 2023. Certains d'entre-vous se souviendront du Plongeon imbrin arrivé le 24 novembre 2024.
Quelques images des archives de novembre, exceptés le Grèbe à cou noir (les 4 étaient là ce jour) et l'ambiance au soleil couchant.






Mardi 27 octobre 2026
Je ne vous cache pas que j'aime bien les mulots, comme tous les animaux, mais lorsqu'ils restent toute la nuit devant un piège-photos ça "crispe". J'ai parfois une alliée de poids comme le montre la courte vidéo ci-dessous (2 arrêts sur image ont été rajoutés), ce qui m'évite de les capturer et les déplacer avec délicatesse quelques centaines de mètres plus loin (je n'ai jamais eu de plaintes de la CRS*). Sur les étangs, le niveau d'eau monte doucement mais sûrement. Vers l'aqueduc des Mineurs, belle attaque de Faucon pèlerin sur un Ramier. La vidéo en disgiscopie est malheureusement trop tremblée à cause du vent, mais j'en ai extrait 2 photos. Les 4 Grèbes à cou noir ont été retrouvés difficilement, ils sont donc toujours présents.
* Compagnie des Rongeurs Syndiqués)


Lundi 26 octobre 2026
Seule espèce originale notée ce jour, une femelle/jeune de Busard Saint-Martin. Mais qu'en est-il du statut des 4 espèces de busards à Saclay ?
Ceux qui vadrouillent sur le plateau de Saclay et aux abords des étangs en toute saison savent que le Busard des roseaux est régulier aux 2 passages. Souvenez-vous qu'il a tenté de nicher il y a 3 ans sur l'étang Neuf. Il se situe donc en première place en terme de fréquence d'observation. Vient ensuite le Busard Saint-Martin qui hiverne presque tous les ans sur un large territoire qui le mène jusqu'aux abords des étangs lors de ses quêtes alimentaires. Le Busard cendré est observé tous les 20 ans environ. La dernière donnée date du 24 avril 2021. Enfin, reste le Busard pâle dont on connaît une seule mention au-dessus des étangs : 1 le 25 mars 1981. Voilà pour le bilan à Saclay, et la fréquence d'apparition de ces 4 espèces est la même pour toute la région. Rappelons qu'en IDF, le Saint-Martin (environ 80 cp.) et le Cendré (10-15 cp.) nichent dans les champs de céréales et font l'objet d'une surveillance particulière lorsque les jeunes ne peuvent encore voler à l'époque des moissons. Le Busard des roseaux (5-10 cp.) niche dans les zones humides, et parfois dans les champs.
Photos issues des archives de Saclay (B. des roseaux et B. Saint-Martin).




Dimanche 25 octobre 2026
Les images d'hier n'ont pas encore attiré l'élégante. Pourtant un vent favorable soufflait de noroît. Le niveau remonte et le flux à l'aqueduc des Mineurs va encore faire régresser les immenses vasières. Une bonne chose pour la flore, et la faune en conséquence. Les Grands Gravelots n'ont pas été revus. Il restait 3 Bécassines des marais. Les limicoles sont rares en novembre. On retrouve souvent un ou 2 Chevaliers culblancs qui finissent par hiverner.
En illustration, vidéo de l'ambiance de ce matin sur la rive nord, avec une belle lumière depuis l'observatoire. Les Sarcelles d'hiver sont fières de leurs nouveaux plumages. Un peu comme une fable de La Fontaine, le parasitage des mouettes sur un Cormoran. S'il ouvre un large bec, serait-ce pour montrer sa belle voix ou son ras le bol des Rieuses ?





Samedi 24 octobre 2026
La tempête n'a pas été généreuse en termes de migrateurs "en cadeau" à Saclay. On se contentait d'un gain de 4 Grands Gravelots, avec la perte des Bécasseaux variables et de la majorité des Bécassines des marais. Les 4 Grèbes à cou noir ont été de nouveau signalés. L'Avocette n'a pas encore été vue cette année. Elle est plutôt régulière au passage printanier, mais elle apparaît également en fin d'automne et parfois même en hiver lors des coups de vent. Elle aime se "cacher" parmi les mouettes, histoire de "jouer" avec les observateurs. Deux photos d'archives (ça peut l'inciter à venir 😉). Probablement pas d'autres images ce soir.


Vendredi 23 octobre 2026
La battue (7 sangliers de moins) et la tempête n'ont pas incité les habituels visiteurs à venir prendre un bol d'air aux étangs. On peut les comprendre, parce qu'il fallait être bien arrimé pour ne pas prendre un envol involontaire. Aucune espèce nouvelle venue des bords de mer, mais cherchons demain... Le Butor n'a pas été revu. Seuls 2 Bécasseaux variables et 4 Bécassines des marais ont été aperçus ce matin au cours d'un balayage à la longue vue (tremblotante).
En illustration, tentative vidéo pour vous faire partager l'ambiance vers 16h, les Grandes Aigrettes face au vent, plus les Bécassines d'hier... et le retour des tombées du jour par Johan.





Jeudi 22 octobre 2026
L'espèce du jour est un Butor étoilé signalé en vol rive nord de l'étang Vieux par Laurent vers 15h, puis de passage rive nord vers rive sud par Christian. Ce héron est plus généralement observé sur l'étang Neuf, et on pourrait espérer le revoir demain au même endroit. Cependant, la matinée de ce vendredi 23 octobre est consacrée à une battue administrative de Sangliers. Donc, si ce Butor est revu c'est qu'il aime vraiment nos étangs... Ce n'est pas la première mention de cette espèce pour 2026, puisqu'elle a été vue les 11 et 16 janvier sur l'étang Neuf. À part ça, il y avait au moins 3 Grèbes à cou noir et 3 Bécasseaux variables. Le Minute n'a pas été revu. Je ne vous cache pas notre attente fébrile d'oiseaux rares poussés par le vent depuis les côtes maritimes jusqu'à nos plages bordées d'eau douce 😇.
Quelques images d'hier grâce à JP.





Mercredi 21 octobre 2026
Avec cette petite dépression d'ouest, tous les espoirs sont permis. On comptait 5 Bécasseaux variables, 1 Bécasseau minute et 4 Grèbes à cou noir cet après-midi (selon Christian), avec une lumière plus favorable que ce matin. En attendant des clichés récents, j'ai puisé dans les archives (suite du 13 octobre) pour revoir les espèces des printemps/été à qui on a dit au revoir et à l'année prochaine.







Mardi 20 octobre 2026
Laurent m'a signalé 4 Chevaliers arlequins cet après-midi. C'est une date tardive me direz-vous et vous aurez raison. Mais il y a des données de fin d'automne en Île-de-France, et même quelques-unes, rares, en hiver. Pour Saclay, on connaît 2 mentions en octobre (2004 et 2016) et une le 15 novembre 2009 !
Ce matin, sous la pluie, les bécasseaux du moment (3 Variables et 1 Minute ce soir) satisfaisaient à leurs besoins élémentaires, se nourrir, dormir d'un œil et lisser leur plumage.
En illustration, le tour de l'étang Vieux en vol, réalisé hier grâce au drone du SIAVB* (qui a l'autorisation de la DGA-EP). On part de la rive sud et l'on tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Imaginez que vous êtes un migrateur qui fait un tour avant de choisir où il va se poser. Un niveau très bas, comme celui que nous avons actuellement, n'avait pas été vu depuis octobre-novembre 2018. J'ai mis une photo avec à peu près le même angle. Vous remarquerez le développement d'une strate herbacée sur la rive ouest, là où il y avait encore une vasière en 2018.
* Filmé en 8K grand angle et converti en 4K pour une question de poids en Mo. Le temps était moins ensoleillé qu'en 2018...




Lundi 19 octobre 2026
De nouveau, il a fallu attendre que la brise ait raison du brouillard pour y voir clair, mais cette journée sans soleil n'a pas été favorable aux prises de vue. Les 2 bécasseaux (le Variable et le Minute) se faufilaient parmi les Rieuses et les Sarcelles d'hiver pour déloger leurs vermisseaux quotidiens. Après la visite inopportune du Pèlerin d'hier, la douzaine de Bécassines des marais se tenait à l'écart, avec un œil vers la vase et l'autre vers le ciel au cas où... On commence à entendre les Litornes et les Mauvis. C'est le signe qu'il faut sortir les vêtements chauds en plumes de canards 😎.
Une partie des images ci-dessous date hier. La vidéo du Bécasseau minute en digiscopie a été faite ce matin, d'où l'ambiance grise.








Dimanche 18 octobre 2026
Sous une belle lumière et malgré un petit vent du nord qui se voulait vivifiant, les oiseaux d'eau et les autres nous ont donné de beaux spectacles une fois de plus. Le moment le plus remarquable fut l'attaque d'un jeune Faucon pèlerin sur les larido-limicoles. Il s'est "fritté" avec une Corneille qui n'avait même pas peur (vidéo et photos). Sur la vasière nord, puisque c'est là que les oiseaux d'eau se sentent le mieux, un Bécasseau minute consolait le Variable abandonné par son compagnon de voyage (comparez les 2 sur la vidéo et les photos). Chez les goélands, notons au moins un Pontique (1er cycle) et un Cendré. De nombreuses aigrettes en chasse et des canards plutôt portés sur la sieste. Toujours peu de plongeurs, mais comment attirer des apnéistes avec un niveau si bas ? Pour ceux qui aiment les insectes et la poésie champêtre, il reste des papillons, parmi lesquels les Soucis, mais le froid à venir va les faire disparaître...









Samedi 17 octobre 2026
Rassemblement d'une vingtaine de goélands, dont 3 Bruns et (au moins) un Pontique. Ci-dessous en photos, celui qui était le moins loin et présentait les critères d'un 2ème cycle*. Sinon, les 2 Bécasseaux variables et une douzaine de Bécassines des marais. Le Combattant n'a pas été revu, contrairement aux 2 Grèbes à cou noir qui poursuivent leur séjour revigorant. Quelques images très récentes.
* Tête claire, plage blanche sur les P9 et P10, entre autres critères.










Vendredi 16 octobre 2026
Comme hier, il a fallu attendre la dissipation des brouillards matinaux pour admirer les permanents de l'étang Vieux. Tous étaient présents, laridés, anatidés, charadridés, scopolacidés, podicipédidés etc. Je ne vais pas citer toutes les familles. S'ils restent au lieu de poursuivre leur chemin, c'est que l'étang Vieux leur procure des ressources alimentaires suffisantes, même si nous n'avons pas encore du BIO à leur offrir 😎.
Quelques images d'hier grâce à Jean-Pierre, qui nous montre une fois de plus qu'il est possible de faire de belles photos avec des espèces communes. Profitons du WE avec quelques rayons car, contrairement aux prévisions d'il y a quelques jours, la semaine prochaine risque d'être humide.






Jeudi 15 octobre 2026
Il a fallu attendre 10h30 pour que tous les acteurs se présentent sur scène. On les entendait répéter leur rôle dans les coulisses. Aucune nouveauté, mais le spectacle reste agréable sous le soleil, même si peu de spectateurs en profitent.
Les illustrations (toutes du jour) montrent la levée du brouillard. Seules les toiles d'araignées en gardaient quelques perles féériques. Pour ce qui est des volatiles, je vous propose les mêmes qu'hier : brochette de limicoles, accompagnée de mouettes et de canards divers plus ou moins colorés. Vous noterez que l'étang Neuf se pare de toutes les nuances de bleu et de vert pour le plaisir des yeux, mais pas du nez...





Mercredi 14 octobre 2026
Seule espèce notable aujourd'hui, un Autour des palombes en fin de matinée. Il peut s'agir du jeune qui a estivé dans le secteur. Sinon, sur la vasière nord, le Combattant, 2 Bécasseaux variables et une dizaine de Bécassines des marais. La vidéo (340Mo, 1'30") vous fait partager l'ambiance au cas où vous ne seriez pas venus (les BV et le Combattant ont été filmés en digiscopie).
Seconde vidéo en soirée "ceci n'est pas une Pagophila eburnea" !
Mardi 13 octobre 2026
Un Bécasseau variable détecté ce matin sur Merlin alors que l'on enregistrait les passereaux près des saules. On n'y croyait pas, et finalement, il y en avait bien un sur la vasière nord. Comme quoi, si Merlin nous "joue des tours" parfois, il nous donne également de bonnes surprises. Les 2 Grèbes à cou noir papotaient avec des Castagneux, le Combattant poursuivait sa quête belliqueuse parmi les Rieuses* et 4 Bécassines des marais roupillaient malgré les vocalises des Canadiennes.
En illustrations issues des archives, pour un dernier au revoir, les espèces que nous ne verrons plus d'ici le printemps prochain (excepté l'Hirondelle de fenêtre qui passe parfois jusqu'à fin octobre).
* La "blanche" baguée est toujours là.







Lundi 12 octobre 2026
Les emmanchés d'un long cou assuraient l'animation non loin de la route, toujours intéressés par la stratégie de chasse des Grands Cormorans, et enclins à quelques coups de bec pour défendre les meilleures places. Même si la récolte est faible, les proies capturées ne coûtent pas cher en énergie. Sur les vasières, le Combattant ne lâche pas l'affaire et, sur l'eau, les 2 Grèbes à cou noir trouvent de quoi calmer leur appétit. La météo calme et sèche d'octobre n'est pas favorable pour apporter de nouvelles espèces, mais restons à l'écoute des petits oiseaux qui cherchent les insectes dans les saules (première Mésange noire aujourd'hui). Seule une belle dépression accompagnée d'un vent fort pourra faire monter l'adrénaline chez les fidèles observateurs de Saclay. Vidéo et images de ce matin.




Dimanche 11 octobre 2026
Au début septembre, on s'étonnait de n'avoir pas encore vu de Grèbe à cou noir depuis janvier. Eh bien, ils ne nous quittent plus depuis un mois. Les 2 qui sont apparus le 26 septembre (on suppose que celui du 11/09 a été rejoint par un second) étaient de nouveau à la pêche ce matin, tout en restant à distance respectable de la horde sauvage des Grands Cormorans (vidéo). En portant l'oreille dans les saules (ou Merlin quand l'oreille ne suit pas), on retrouve des cris de Fauvettes à tête noire et des 2 pouillots (Véloce et Fitis). Sur les immenses vasières, quelques Pipits farlouses. La Bouscarle de Cetti n'est pas avare d'intonations revendicatives. Parfois, un Gros-Bec arrive à glisser son petit "pix" pour montrer qu'il existe. Bien sûr, tout cela dans un concert de Rougegorges, mésanges, Orites etc. Les coups de feu des hommes en orange affolaient Corneilles et Freux.
La vidéo est "fraîche du matin", les photos issues d'automnes d'autres années.




Samedi 10 octobre 2026
Une Mouette rieuse très claire et baguée XVAV a été trouvée ce matin. Cette mouette manque de mélanine apparemment. D'après la couleur de la bague et le code alphanumérique, elle a été marquée en Allemagne. Elle a déjà été signalée aux étangs de Saint-Quentin le 18 août dernier. Elle se promène donc dans le secteur depuis quelques mois. Rappelons que les Mouettes rieuses présentes en Île-de-France proviennent (environ) à 40 % de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne et, à 60 %, des pays riverains de la Baltique (Danemark, Lituanie, Estonie, Finlande…) et d’Europe centrale*.
Quelques illustrations du jour, dont la fameuse mouette "blanche"... qui n'a pas le sens de l'équilibre apparemment 😉. Remarquez le bec de la Bécassine de droite qui vous montre la souplesse de la mandibule supérieure.
* Les Oiseaux d'Île-de-France (P. Le Maréchal, D. Laloi et G. Lesaffre) Delachaux et Niestlé 2013.






Vendredi 9 octobre 2026
L'espèce du jour est un Pluvier argenté entendu puis vu vers 10h sur la rive ouest. Perdu de vue par la suite, mais retrouvé vers 11h sur la rive nord. C'est un limicole rare en Île-de-France. On connaît 4 données à Saclay sur les 15 dernières années. Les archives historiques indiquent que les observations (la première en 1956 !) ont été faites sur les mois d'avril, mai ou juin, exceptée celle de 1983 (1 ind. du 3 au 14 octobre). C'est donc la seconde mention automnale pour Saclay. Avec ces vasières et un petit coup de vent, tout peut arriver !
Les 3 Bécasseaux variables n'ont pas été revus, par contre il y avait 12 Bécassines des marais et 1 Combattant. Observons bien les canards, c'est à cette époque que les plongeurs arrivent.
Quelques illustrations de ce matin (dont celles de Christian en digiscopie) et un petit complément grâce à JP.






Jeudi 8 octobre 2026
Traditionnellement, on voit 160 espèces aux étangs de Saclay chaque année, parfois un peu moins, parfois un peu plus. C'est grâce aux nombreux visiteurs et particulièrement à ceux qui comptent les oiseaux régulièrement. Aujourd'hui, l'apparition d'un Moineau friquet, espèce qu'on n'avait pas vue depuis une vingtaine d'années, a permis d'atteindre les 160* pour 2026 (on espère mieux, bien sûr). Au delà du nombre, c'est un indicateur, parmi d'autres, de la richesse des 2 étangs. Dans les années 1980, le Friquet nichait encore dans les anfractuosités de la maison du fontainier (où loge Laurent) et il y en avait plus de 300 à la ferme de Viltain, accompagnés d'un millier de M. domestiques. On ne sait pas précisément pourquoi ces populations se sont effondrées (les pratiques agricoles sont les plus soupçonnées). Rappelons que la disparition du Friquet touche presque toute l'Île-de-France (30000 couples nicheurs en 1980 et pas plus de 500 en 2010 !).
Dans la liste des espèces revues ce matin : les 2 Grèbes à cou noir, les 3 Bécasseaux variables, les 2 Combattants et une dizaine de Bécassines des marais. Une Mouette mélanocéphale a été signalée cet après-midi. Quelques illustrations du jour ou très récentes.
* Évidemment personne n'a vu la totalité de ces 160 espèces, même ceux qui viennent tous les jours 😉






Mercredi 7 octobre 2026
Les 2 Grèbes à cou noir et les 2 Combattants prennent un malin plaisir à jouer à cache cache. Ils ont été retrouvés par Christian ce matin avec 3 Bécasseaux variables (présents depuis le 4/10) et 11 Bécassines des marais.
Quelques images du soir à Saclay grâce à Jean-Pierre, plus une allégorie du "vieil ornitho cocheur" qui aimerait voler avec les migrateurs (j'ai osé détourner une partie de l'œuvre du Tintoret* : la création des animaux 🤭).
* Exposition au Musée Jacquemart-André du 11 septembre 2026 au 24 janvier 2027 😉.






Mardi 6 octobre 2026
Une fois encore, on pouvait observer le commensalisme entre les Grands Cormorans, les Mouettes rieuses et les hérons. La stratégie des hérons (H. cendrés et Grandes Aigrettes) est assez spectaculaire. Ils surveillent le trajet des cormorans afin de bien se placer sur les abords et recueillir les poissons paniqués.
En illustration, petite vidéo qui traduit le propos ci-dessus. Un panoramique de l'étang Vieux depuis l'îlot sud ! On a déjà vu le niveau aussi bas, mais alors la vase restait humide et inaccessible, ce qui n'est pas le cas cet automne.




Lundi 5 octobre 2026
Sous un soleil de plomb, on retrouvait 3 Bécasseaux variables, 2 Combattants variés et un bel effectif de 16 Bécassines des marais. Beaucoup de canards et de Bernaches du Canada, tous regroupés sur la rive nord, histoire de peaufiner leur bronzage et d'accumuler de la vitamine D pour l'hiver. Ajoutons 2 Grèbes à cou noir et un Busard des roseaux de passage vers Orsigny.
Petite vidéo des BV ce matin, plus une photo issue d'un des rushes. Notez le mâle de Sarcelle d'hiver en plumage nuptial.

Dimanche 4 octobre 2026
S'il est un mois pendant lequel il faut "se faire du passereau", c'est bien octobre. Ce matin, passage de Pipits farlouses et de Gobemouches gris notamment. Les Fauvettes à tête noire "résiduelles" tentent de donner leur avis sur les conditions de migration, mais Rougegorges et Bouscarles ne leur laissent pas placer une note. Sur les vasières, 2 Combattants, 3 Bécasseaux variables, 7 Bécassines des marais et quelques Vanneaux huppés. Par-ci, par-là on retrouve 2 ou 3 Culblancs et Guignettes. Les mâles de Sarcelles d'hiver jaunissent des sous-caudales et adoptent la virgule verte de rigueur.
Dans les illustrations, une vidéo pour ceux qui n'ont pas pu se libérer, dans laquelle vous verrez (comme dans la longue vue), par ordre d'apparition sur grand écran : Goélands leucophées (au moins 20 ce matin), Goéland brun (à la toilette), les 2 Combattants (devant les goélands), puis les 3 B. variables avec un Culblanc, et pour terminer, une Bécassine près d'une S. d'hiver. Une seconde vidéo présente un Vanneau huppé picorant.
Appréciez, le gag d'hier grâce à Sébastien, une Écrevisse qui "en pince" pour une Mouette rieuse ! Pas certain qu'elle apprécie de l'avoir à la patte d'après son regard... Enfin, le champ de Croix Constance : ceci n'est pas un rassemblement de laridés 😉





Samedi 3 octobre 2026
Si vous poussez vos prospections jusqu'à la ferme de Viltain, vous avez peut-être remarqué une diminution de la population de Tourterelles turques. À cette occasion, vous vous êtes sans doute demandé pourquoi elle porte le spécifique decaocto (18 en grec) dans son nom scientifique. Voici ce qu'en disent Cabard et Chauvet (Belin ed. 2003) : <<L'origine de l'attribution de ce chiffre remonte à un mythe grec. Une servante, accablée de travail et payée dix-huit pièces par an, suppliait d'être débarrassée de sa tâche. Les dieux l'entendirent et la changèrent en tourterelle>>. Plutôt sédentaire, elle peut être conduite à migrer si les ressources alimentaires deviennent insuffisantes (un comble près de la ferme !). C'est comme cela qu'elle a envahi de vastes territoires allant de l'Europe aux Amériques depuis le début du XXe siècle. Parfois, on la voit passer au-dessus des étangs.
En dehors de ces considérations "colombidées", notons qu'il restait un Grèbe à cou noir ce matin, 5 Bécassines des marais et, vers 11h, un Busard des roseaux de passage. Tout ça sur l'étang Vieux, alors que le Neuf paraît désert...






Vendredi 2 octobre 2026
Finalement, les 2 Grèbes à cou noir sont toujours là, ainsi que les 2 Combattants arrivés hier. Le Grand Gravelot n'a pas été revu, mais on connaît le plaisir qu'il prend à jouer à cache-cache avec les observateurs de Saclay. Sur les vasières nord, 5 Bécassines des marais. Du coup, j'ai ressorti 2 vidéos des archives, telles qu'elles apparaissent en ce début d'automne, sondant la vase avec une frénésie qui force le respect.

Jeudi 1er octobre 2026
Après le bilan satisfaisant d'hier, il faut tout de même avouer que certaines espèces nous ont laissés sur notre faim. Le Balbuzard, par exemple, qui ne nous a pas montré les belles plongées dont il a le secret. Les eaux étaient peut-être trop boueuses à son goût. L'Oie cendrée nous boude, mais ne se fera pas "cocher 2026" avec une de ses cousines blanches venue de la ferme d'à côté. Ce serait trop facile.
Ce matin, pour varier le menu des limicoles, 2 Combattants (photos). À force de persévérance, on retrouvait le Grand Gravelot, toujours aussi mimétique sur les abords de l'étang Vieux. Non loin de la route, 4 Bécassines des marais. Quelques photos du jour ou très récentes.
Peut-être d'autres images ce soir : « Et quand vient le soir, Pour qu'un ciel flamboie, Le rouge et le noir, Ne s'épousent-ils pas ? » (J. Brel).









