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Lundi 19 février 2024

Belle troupe de 21 Grandes Aigrettes toujours dans le même champ vers Orsigny. Elles doivent y trouver leur compte en glucides, protides et lipides, sans oublier les vitamines et sels minéraux. Les Bruants jaunes étaient toujours présents. Ils ne sont pas des dizaines, mais faciles à trouver tout de même. Sinon, les canards habituels sur les ondes.

Loin de Saclay pendant les 10 prochains jours, je transmettrai les infos que je recevrai, voire les photos de canards si elles sont belles 😉. Je vais tenter de convaincre des oiseaux marins de venir séjourner en eau trouble sur le plateau. Va falloir que je trouve de bons arguments.

Dimanche 18 février 2024

Hier, Suzanne m'a signalé un petit groupe de Bruants jaunes vers Viltain. Je ne les ai pas retrouvés ce matin sous la pluie. Une pelleteuse brassait le fumier nouveau, ce qui ajoutait à la perturbation du milieu. Par contre, vers Orsigny, une petite bande privilégiait le micro-climat du tas de fumier local pour y trouver douceur de vivre et couvert. On estimera qu'ils étaient visibles depuis la zone d'étude avec une bonne longue-vue 😎. Quant au Zizi (le Bruant), je ne vous dirai pas tout sur son statut à Saclay, car il est devenu très rare (dernière mention sur 20 ans : 1 en octobre 2017 !). Il y a 10 ans, on estimait encore la population francilienne à environ 2 000 couples (contre 10 000 pour le Jaune). Il est localisé dans le 1/3 sud et à l'extrémité nord-ouest. Ces 2 bruants sont en régression dans notre région.

À part ça, il reste les canards habituels avec des effectifs variables et une quinzaine de Grandes Aigrettes.

La photo de Zizi est là pour ceux qui ne connaîtraient pas l'espèce. Le Râle joue les discrets comme à son habitude.

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Rale d'eau SJ 17fev24.jpg

Samedi 17 février 2024

Un œuf m'est apparu ce matin dans l'eau. Perdu par une cane distraite, je suppose. Il était d'un beau vert-bleu, ou d'un bleu-vert. Difficile de définir la couleur et, pire, d'obtenir sur une photo le rendu que nos yeux nous donnent (différent d'une personne à l'autre). Le bleu est la couleur la plus compliquée à rendre en photo. Cela dépend des capteurs (comme ça l'était des marques de pellicules argentiques), de la lumière et du fond sur lequel le sujet est posé. Les 2 photos ci-dessous ont été prises avec le même smartphone sur 2 fonds différents. Certes, les nuances sont subtiles et cela n'a pas d'importance pour un œuf perdu, mais dans le cas d'insectes ou de fleurs ça peut en avoir, surtout lorsqu'on utilise l'intelligence artificielle comme mode d'identification.

La question que l'on peut se poser : est-ce que les œufs de canards peuvent être d'un tel bleu-vert ?

Pour ceux que ça intéresserait, voici un lien ci-dessous. Il est question de génétique et de colorants métaboliques.

https://lafermedefati.fr/comment-la-genetique-determine-la-couleur-des-oeufs-de-canard/

Quelques images du jour pour ceux qui ne digèrent pas les œufs 🐣.

NB. Il existe des appareils qui mesurent les couleurs (colorimètre laser) en les traduisant par des chiffres qui permettent de les recomposer précisément (notamment pour les peintures de véhicules).

œufs 17fev24_3.jpg
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Chevreuil BT 17fev24.jpg
Souchet BT 17fev24.jpg
GC BT 17fev24.jpg
Crécerelle BT 17fev24.jpg
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Vendredi 16 février 2024

Les Pics tambourinent sans retenue, mais parmi les présents, tous ne le font pas. Le Pic vert frappe un peu les écorces, mais sa nourriture principale est au sol, là où il déniche les larves des insectes, notamment les fourmis. Le Pic mar ne marque pas non plus son territoire en frappant les troncs creux. Ainsi, sur les abords de la réserve, seules 3 espèces tambourinent dès février. Pour ceux qui ne connaîtraient pas bien leurs rythmes, vous les trouverez ci-dessous dans l'ordre : Épeichette, Épeiche (le plus fréquent) et Noir (sons, formes d'onde et sonagrammes). À peu près 10 secondes pour chacun. Remarquez les rythmes : durée et amplitude. Bien sûr, chaque pic a ses cris spécifiques qui sont plus faciles à différencier.

00:00 / 00:30
3 pic ondes.png
3 pics sonagrammes.png
Epeichette fev.jpg
Epeichette FH 24janv21.jpg
Pic epeiche FH 24oct21.jpg
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Jeudi 15 février 2024

L'hiver ornithologique se termine en ce jour. Nul volatile de passage à Saclay ne pourra se dire visiteur hivernant.  Une quinzaine de Grandes Aigrettes dans les champs proches. Elles viennent dormir sur les îlots ou les roselières. Un Tarier pâtre chassait les insectes à peine sortis de leur profond sommeil. Les Citrons volaient en toute innocence. Ne croyez pas que j'ai une dent contre les canards. Je les dénombre tous les jours ou presque. On peut même les imaginer en magrets, pour les Souchets, et Chipolatas pour les... Chipeaux.

On les retrouvera en photos dans quelques temps lorsque leur migration aura commencé. Les oiseaux les plus loquaces du moment en images récentes, plus un Muet (bien qu'il s'exprime de nos jours en parade).

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Sittelle JPN 14fev24.jpg
grimpereau JPN 14fev24.jpg
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Mesange bleue JPN 14fev24.jpg
Cygne DQ 14fev24.jpg

Mercredi 14 février 2024

Parmi les migrateurs que je n'ai pas listés le 9, il y a bien sûr ceux qui sont suffisamment abondants et réguliers. La Mouette mélanocéphale en fait partie. Si elle hiverne parfois, généralement une 1ère année, ce sont les adultes que l'on voit passer dès mars, parfois plus tôt comme ce matin. Ils arborent un plumage nuptial complet (photo et vidéo* ci-dessous) après avoir séjourné en thalasso dans la moitié sud de la France. Leur destination, les côtes de la mer du Nord où ils partagent de langoureuses idylles pour la continuité de l'espèce. Dans les champs, des centaines de Vanneaux huppés parsemés de Rieuses. Hier, ils étaient des milliers dans un champ face à Villiers-le-Bâcle ! Ça remonte dare-dare. Quant aux Hérons cendrés, c'est à qui nichera le plus haut ! Premier comptage des nids mi-mars.

*La vidéo dans la grisaille du matin ne casse pas trois pattes à une Bernache, mais ça donne un peu de mouvement. La photo permet de comparer les plumages Rieuse versus Mélanocéphale pour ceux qui ne les connaissent pas bien.

Mouette melano 14fev24_3.jpg
HC colonie 14fev24.jpg
Vanneaux & mouettes 14fev24_2.jpg

Mardi 13 février 2024

Faisons le point sur les mésanges puisque les dieux des étangs n'exaucent pas nos vœux d'une nouvelle espèce qui ferait vibrer nos cordes ornithologiques. Les 2 plus communes, que l'on entend à tous les endroits où on ne les cherche pas, sont la Charbonnière et la Bleue. Dans l'échelle de rareté, la Nonnette vient ensuite. La Mésange huppée arrive en 4ème position. On ne peut la "blâmer", car elle est attirée par les conifères, qui ne sont pas présents autour de la réserve. Quelques-uns (malades) ornent le pourtour du site de la DGA-EP. On la note chaque année tout de même, car elle se promène dans les sous-bois en hiver. La Mésange noire est la plus rare à Saclay. On la détecte une année sur 10 environ. Elle est un peu plus facile à voir sur les mangeoires dans la vallée. Une dernière mésange n'est plus vue à Saclay et reste très localisée dans le nord de la Seine-et-Marne; il en reste peut-être 50 couples en IDF*. C'est la Boréale. Je la voyais encore à Saclay jusqu'au début des années 1980. Les illustrations viennent des archives et même du Net pour la Boréale. Pour ceux qui ne sauraient pas bien différencier la Boréale de la Nonnette, c'est l'occasion de regarder votre Guide Ornitho 😉. Les critères sont visibles sur les photos ci-dessous.

*Il y avait plusieurs milliers de couples en IDF jusque dans les années 1980 ! On ne connaît pas les raisons de la régression territoriale de celle que l'on nommait également la Mésange des saules.

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Mes bleue JPN 2fev22.jpg
Mesange nonnette 10fev24_1.jpg
Mes noires 2021.jpg
Mesange boreale Ois. Net.jpg
Mesange huppee PG 14dec20.jpg

Lundi 12 février 2024

Le Rougegorge est le chanteur le plus fréquent ces temps-ci. Mais les Grives musiciennes, draines et le Merle noir sont également bien audibles. C'est grâce aux températures douces et à l'augmentation de la photopériode. Les Litornes et les Mauvis encore présentes se contentent de cris d'alarme. Leurs effectifs ont bien chuté depuis 2 semaines.

Quelques photos de ces turdidés (archives). Remarquez la différence des taches ventrales entre la Musicienne (taches sagittées) et la Draine (taches arrondies).

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Grive litorne JPN 26dec21.jpg
Grive mauvis JPN 13fev21.jpg
Merle JPN 28dec21.jpg

Dimanche 11 février 2024

Comme vous le savez, les lichens* sont de bons indicateurs de la pollution et notamment celle de l'air. À Saclay, on en trouve sur les murets et la plupart des arbres morts, voire sur certains en pleine forme. Peut-on en conclure que l'air est encore assez pur sur le plateau ? Probablement oui, car il y a peu de sites industriels en dehors du CEA ou de la DGA-EP, et les essais de propulseurs "en réel" sont plus rares qu'il y a une trentaine d'années. Seuls la circulation automobile et les épandages agricoles peuvent être mis en cause. Mais tout cela reste modéré pour le moment surtout depuis que la ferme d'Orsigny est passée en BIO (suivant ainsi celle de Vandame à Villiers le Bâcle). Évidemment, il n'en est pas de même pour la pollution de l'eau...

Lorsqu'on évoque les symbioses naturelles (pire, les Bryophytes !), c'est que les oiseaux d'eau ne sont pas encore passés au devant de la scène... En matinée, 18 Grandes Aigrettes dans le champ de la Croix Constance.

* il existe une Association Française de lichénologie (https://www.afl-lichenologie.fr/) pour ceux qui auraient une révélation aussi mystique que symbiotique suite à ces propos; et pour ceux qui préfèrent s'allonger sur les douces mousses tout en les identifiant (http://bryophytes-de-france.org/yeswiki/wakka.php?wiki=PagePrincipale) 😇

Lichens & mousses fevrier.jpg
Lichen & mousse 11fev24.jpg
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Samedi 10 février 2024

Hier matin, une bande de 10 Grandes Aigrettes est arrivée, on ne sait d'où. Elles ont rejoint les 11 hivernantes en soirée et dansé jusque tard dans la nuit parmi les pousses de colza. Les européennes de l'est regagnent les territoires qui les ont vues naître. Ce matin, 6 Hérons garde-bœufs* étiraient leurs ailes engourdies dans la colonie sud des Hérons cendrés. Ils sont partis mollement vers l'est sans un au revoir. On se demande toujours à quoi rêvent ces migrateurs en volant. Seraient-ce des pays délaissés, des prairies aux mille vaches qui abritèrent leurs agapes hivernales, tels les éléphants de Lecomte de Lisle ?

Février est le mois des pics. En matinée, le Mar nous a fait ses gammes.

Toute la pluie tombe sur les labours bien enrichis du fumier récemment épandu. Où croyez-vous que l'on retrouve cette matière organique ? La photo ci-dessous prise ce matin montre la mousse marronâtre qui arrive dans la réserve par les rigoles. Merci pour l'eutrophisation !

Les photos des oiseaux viennent des archives bien sûr !

* comme quoi, ce n'est pas le premier de la liste d'hier qui s'est présenté !

Mousse aqueduc 10fev24.jpg
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HGB AM 2avril22_1.jpg
GA SR 1er fev23.jpg
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Vendredi 9 février 2024

Quand on ne voit rien de nouveau, on se met à rêver de migrateurs tels qu'on peut les attendre à cette époque. Si on se penche sur les archives des 10 derniers mois de février, quelles sont les espèces que l'on peut espérer revoir ? La plus fréquente (9/10), le Butor étoilé. Encore faut-il qu'il se montre mieux qu'il ne l'a fait l'an passé. Ensuite vient la Nette rousse dont on peut dire qu'elle nous a fort déçus en nous faisant croire qu'elle allait se reproduire à Saclay. Le Garrot à œil d'or est un visiteur assez régulier en février (6 fois /10). Viennent ensuite, l'Oie cendrée, le Héron garde-bœufs, la Grue cendrée (si le vent est favorable) et la Spatule. Les laridés sont les bienvenus, comme la Mouette pygmée, le Goéland cendré, voire la Mouette tridactyle... Février 2017 nous a fait la surprise d'un Fou de Bassan, suite à une tempête sur la mer du Nord. Mais l'hécatombe que la grippe aviaire a provoquée l'été dernier sur les colonies nous laisse peu de chances d'en revoir un à court terme (photo souvenir).

Butor MP 18dec20_1.jpg
Oies cendrees 2019_2.jpg
Nettes BL 11avril11.jpg
34-Garrots DA 1Mars21.jpg
Fou de Bassan FEV17.jpg

Jeudi 8 février 2024

Il y a un problème avec le serveur de WIX ce soir*. Les photos sur tout un mois avaient disparu. Croyant que j'avais fait une fausse manœuvre, j'ai éliminé tout le mois de janvier. Bon, rien de grave. Tout est dans les archives.

Sinon, les nuances de gris dominent sur les étangs. Rien à signaler de nouveau sous la pluie. Et comme les champignons, autres bons indicateurs, se sont plaints du peu de considération dont ils étaient l'objet, voici quelques photos, histoire qu'ils n'en fassent pas une omelette.

* Mais ça peut provenir également du réseau WIFI...

Sarcoscypha coccinea pézize.jpg
Collybie 8fev24.jpg
Oreille de Judas 18nov19.jpg

Mercredi 7 février 2024

Une couple de Canards pilets signalé par Laurent. Les migrateurs seraient-ils en train de se bouger le croupion ? Espérons-en d'autres car une belle bande de Pilets au soleil est un spectacle comme on aime en voir à cette époque. Les Grandes Aigrettes mulotent à qui mieux mieux. On en compte au moins 10 actuellement. Elles changent de champ presque tous les jours. Certaines descendent dans les retenues d'eau de la vallée de l'Yvette.

Quelques images de Grandes Aigrettes dans les cultures, issues des archives.

Grandes Aigrettes 25janv18.jpg
GA DQ 21fev21.jpg
GA JPN 3fev22.jpg
GA JPN 23janv22_5.jpg
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GA & campagnol JPN 2mars23_2.jpg

Mardi 6 février 2024

J'ai reçu de nombreux messages qui demandaient de connaître la population de gastéropodes sur la réserve 😎. Personne n'y croit, mais il est vrai que c'est un bon indicateur de la qualité des eaux. Il est pourtant négligé faute de spécialistes pour faire des inventaires fiables. Histoire de ne pas les laisser baver de dépit pour n'être pas les héros des inventaires, quelques espèces de ce matin.

Sinon, des dizaines de Bergeronnettes grises dans les champs labourés. Il y en a de tous les âges : plumage de 1ère année (photo de gauche), plumage de transition d'adultes avec la bavette encore à moitié blanche (photo du centre). Peu de plumage nuptial à cette époque (cliché issu des nombreuses archives pour comparer).

Quant aux canards, on en parlera quand il y aura du nouveau.

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Lundi 5 février 2024

Comme moi, vous avez surement été surpris de ne pas voir ou entendre le Pipit spioncelle. Chaque année, il hiverne sur les abords de l'étang Vieux et surtout dans les champs cultivés du plateau de Saclay. Et pourtant, ce ne sont pas les mares qui manquent dans les cultures, milieux que ce Motacillidé apprécie. Les Farlouses sont légions et les cousines de la famille, les Bergeronnettes grises, également. Tiens, justement, on aurait apprécié une Yarrell. Elles méritent d'être recherchées. Chou blanc ce matin vers Orsigny dans une belle bande de Grises types.

Quelques images des Spioncelles issues des archives, histoire de l'attirer vers nous.

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Dimanche 4 février 2024

Le colonie de Hérons cendrés s'étoffe. Au moins 20 couples installés et actifs sur les 2 sites (rive sud et aqueduc). La vidéo ci-dessous tente de plonger dans l'ambiance sonore* les lecteurs qui ne sont pas venus braver la bruine matinale. Les Grands Cormorans ne sont pas en reste pour rénover les nids. Espérons qu'ils ne cassent pas la branche sur laquelle ils sont assis. Avec leur chevelure neigeuse et leur point blanc à la cuisse, les adultes paradent sous le regard attendri de ceux qui se contenteront d'apprendre en observant. Petit rappel : c'est la sous-espèce Phalacrorax carbo sinensis qui niche dans les terres, alors que P. c. carbo niche en bord de mer. Le G. Cormoran est une espèce protégée, mais localement, la sous-espèce sinensis est soumise à "régulation" à la demande des pisciculteurs.

Les photos de ces pêcheurs émérites en plumage nuptial proviennent des archives.

* Vidéo filmée en 4K à 500m et "croppé". La bande son est issue des CD de J. Roché, car le vent et le bruit de fond du plateau de Saclay ne permettraient pas une telle "pureté" 😉.

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GC LS 25fev22.jpg
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Samedi 3 février 2024

Cris sonores d'une Sittelle. Peut-être torchait-elle déjà un pot... Il y a encore 20 ans ce passereau était très rare à Saclay. Grâce au vieillissement des arbres, il est entendu chaque année et niche probablement sur les abords, tout au moins ceux de l'étang Neuf. Les Bouscarles s'expriment de plus belle. On reste sur une douzaine de chanteurs autour des 2 étangs. Toujours pas d'espèces nouvelles chez les canards. Février est le mois du passage des Pilets et des oies grises ! Quelques centaines de Vanneaux huppés se dirigeaient vers le nord sans conviction.

Je termine par une mauvaise nouvelle. Notre jeune Blongios (voir le texte du 8 janvier) n'a pas survécu malgré les soins qui lui ont été prodigués. C'était prévisible, mais on avait un petit espoir tout de même. Enfin, il n'est pas mort seul dans le froid 😢.

En illustrations, acrobaties et interactions de Crécerelles grâce aux superbes clichés de Suzanne.

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Crecerelles SR 2fev24_2.jpg
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Crecerelle & Pie 2fev24.jpg
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Vendredi 2 février 2024

Matinée grise consacrée à la logistique des pièges-photos pour le suivi de la macro-faune aux mœurs nocturnes. Quelques Hérons non perchés sur les nids côtoyaient les rigoles. Après la dispersion de la brume "l'onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours". Enfin, avec un peu d'imagination... Sur l'étang Neuf s'ébattent les palmipèdes. Les parades sont de rigueur alors que les températures sont douces. Certains membres de la guilde des photographes de Saclay ont mis la barre très haut quant à la définition des images de comportement de ces volatiles. Difficile de montrer moins bien, les admirateurs de canards ne comprendraient pas 😉.

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Chipeau JPN 1er fev24_2.jpg

Jeudi 1er février 2024

Inspection des travaux finis sur la partie est de l'étang Neuf. Après le succès des ouvertures dans les saulaies de l'étang Vieux (rive sud en 2018), j'ai proposé des travaux identiques dans la partie est de l'étang Neuf, là où les saules ont réduit d'au moins 4 ha la roselière existant il y a encore 20 ans. Cette première tranche a été réalisée par les équipes du SIAVB en janvier (avec l'accord de la DGA-EP bien sûr). Les 3 photos ci-dessous, l'une avant travaux le 12 janvier (il gelait), suivie des 2 prises ce matin, montrent l'espace dégagé afin que la roselière et la jonçaie regagnent en surface. Dès ce printemps, des relevés faune-flore seront assurés afin de suivre l'évolution du milieu ré-ouvert.

Le Bruant des roseaux n'est pas encore apparu depuis le début de l'année aux abords des 2 étangs. Aucune observation, aucun cri. Inquiétant, car cette espèce continue à décliner dans notre région.

Les 2 nouveautés de l'année ce matin : un Râle d'eau et un Bouvreuil. On ne joue pas encore dans la cour des grands à Saclay. Heureusement, le Blaireau nous offre le spectacle de ses comportements nocturnes.

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