
Les étangs de Saclay (Essonne, France)
Vendredi 30 janvier 2026
Un passage rapide cet après-midi a permis de constater un joli désordre dans la répartition des canards, tous dispersés sur chacun des 2 étangs. Apparemment la battue côté étang Vieux s'est déroulée dans la seconde partie de la matinée (si j'en crois le passage des chiens devant mes pièges-photos 4G). On fera un décompte demain quand le calme sera revenu.
La Buse variable est connue pour avoir un régime carnivore varié. En hiver, elle se contente de ce qu'elle trouve, et finir des restes d'animaux morts ne la repousse pas (1ere partie de la vidéo d'archive). La seconde partie montre la capture d'un lombric (séquence de cette semaine sur un autre piège-vidéo). Pour nourrir ses jeunes, elle privilégie les petits rongeurs (photo ancienne). Quand on en voit une avec de la végétation, ce n'est pas qu'elle a "viré sa cuti" de carnivore, mais qu'elle aménage un lit douillet en duvet léger pour ses "petits choux" .


Jeudi 29 janvier 2026
Il a fallu beaucoup de patience pour voir la bise écarter le voile de brume et nous révèler la présence des oiseaux d'eau. Simple constat : les canards habituels sont toujours là, avec les mêmes effectifs. Les Hérons cendrés et les Grands Cormorans bâtissent leur nid avec une motivation qui force le respect. Transport de branches et autres matériaux pour les Cormorans (photos d'archives). Certains Hérons cendrés ont enfilé leur combinaison étanche afin de profiter du bain de midi saisonnier (vidéo ancienne qui reflète une observation du jour). Une tradition qui se transmet de génération en génération 😇.
NB. Battue administrative de sangliers demain matin 🐗😏.



Mercredi 28 janvier 2026
Nouvelle espèce pour l'année 2026, un Faucon pèlerin signalé par Christian cet après-midi. Apparemment, un jeune de première année si on en croit les restes de plumes jaunes derrière la tête. L'oiseau était vraiment loin, mais avec les moyens modernes de la digiscopie (et une longue vue de haute qualité optique), on peut arriver à faire un document montrable (ci-dessous, photo et vidéo). Quand est-il possible de voir le Pèlerin à Saclay ? Eh bien un peu toute l'année puisque sur les 15 dernières années, chaque mois a été concerné. Dans la majorité des cas, il s'agissait d'un jeune. J'ai rajouté 2 photos prises par des "pros" qui étaient là au bon moment (septembre 2021) lorsqu'un "vagabond" leur est passé au "ras de la casquette".





Mardi 27 janvier 2026
Deux insectivores paludicoles nichent et hivernent dans notre région. Ce sont la Bouscarle de Cetti et la Cisticole des joncs. Il y a une douzaine de mâles chanteurs de Bouscarles sur l'ensemble des 2 étangs. Par contre, la Cisticole n'a pas été vue depuis plus de 30 ans. Elle a niché en 1977 et 1984 sur l'étang Vieux. Par la suite, elle est restée occasionnelle en migration et en période hivernale, les dernières mentions datant de la fin des années 1980*. Et pourtant, elle niche et hiverne non loin, notamment dans la vallée de l'Yvette, là où elle trouve les prairies humides (bassins de régulation des crues) qui lui conviennent. Malheureusement, ces milieux, qui existaient encore il y a une trentaine d'années autour de l'étang Vieux, ont à présent été envahis par les ligneux. On restera à l'écoute chaque printemps avec l'espoir de ré-entendre la Cisticole au passage, même si elle ne trouve plus son milieu de prédilection aux abords des étangs.
Les photos de Cisticole ci-dessous n'ont pas été prises à Saclay, par contre les Bouscarles ont été photographiées depuis la route. Belles couleurs du soir après une journée bien grise !
* Cette espèce a subi plusieurs fluctuations de ses effectifs dans notre région à la suite des grandes vagues de froid. Son retour récent date du début des années 2000.





Lundi 26 janvier 2026
Il faut parcourir les champs alentour pour découvrir les effectifs réels de Grande Aigrette. Cet après-midi, il y en avait 8 dans les champs côté Orsigny, plus une sur l'étang Vieux et une sur l'étang Neuf. On atteint donc allègrement la dizaine alors qu'il n'y en avait pas plus de 5 pour le comptage du Wetlands. Elles m'ont peut-être échappé, mais on peut également faire l'hypothèse d'une remontée des hivernants, ce qui n'est pas "classique" fin janvier en regard des autres années. Mais à quoi peut-on se fier avec ces oiseaux ? Par ailleurs, elles ne dorment pas en groupe sur les arbres comme les Hérons garde-bœufs, mais elle se dissimulent dans les roselières. Il est donc difficile de les dénombrer au coucher du soleil. Cette aigrette est une des espèces les plus photographiées à Saclay. Quelques images des archives faites entre décembre et février. Ça ne bouge pas beaucoup dans les effectifs de canards. Ils sont toujours localisés le long de la rive sud, excepté les Morillons qui se remuent un peu le croupion pour passer sur l'étang Neuf.






Dimanche 25 janvier 2026
Les rapaces sédentaires sont les premiers à nicher. Mais quels sont ceux qui nichent encore sur le pourtour des étangs ? Le Faucon crécerelle irrégulièrement, il utilise parfois le nid d'une pie. La Buse variable, mais pas tous les ans; elle s'installe plutôt sur la rive nord de l'étang Vieux. Enfin, l'Épervier d'Europe, mais il se fait rare ces dernières années et je n'ai aucune preuve de nidification récente. Il y avait encore 2 couples il y a 30 ans. Pour ce qui est des rapaces migrateurs, le Milan noir est le plus régulier depuis ses constructions de nids à partir de 2016 et sa première reproduction en 2020. Le nid du Faucon hobereau, que l'on voit chasser les libellules dès fin avril, n'a jamais été localisé. On a soupçonné les abords de l'étang Neuf. Reste le Busard des roseaux, qui nichait régulièrement sur l'étang Neuf jusqu'aux années 1940. La dernière tentative date de mai-juin 2023 (1 mâle adulte nourrissant une femelle, mais sans reproduction apparente).
En résumé, en attendant ces migrateurs, n'hésitez pas à signaler les allers et venues de l'Épervier.
Quelques photos d'archives des rapaces cités. Chevreuils sur le champ nord dans la brouillasse matinale (d'où le grain) et "notes" de Vanneaux sur partition un peu disloquée. Les plus mélomanes d'entre-vous y verront peut-être un air de fin d'hiver 😎🎼.









Samedi 24 janvier 2026
On a passé un mois d'hiver calendaire et dans 3 semaines c'est la fin de l'hiver ornithologique. La dernière semaine de janvier peut déjà voir remonter les oies grises. Encore faut-il qu'elles soient descendues au-delà de la Loire... Elles sont devenues bien paresseuses depuis quelques années (voire quelques dizaines !). Leur seule excuse : économiser l'énergie puisqu'elles trouvent dans les polders des "plats pays" tout ce dont elles ont besoin pour préparer la rentrée reproductive. Ça ne signifie pas que nous ne pouvons pas en voir passer. Fixons nos regards les plus enjôleurs vers le sud, histoire de les inciter à se poser sur nos étangs favoris. Les cris des bernaches peuvent les aider à trouver le bon chemin. Pour une fois qu'elles pourraient nous rendre service au lieu de nous casser les oreilles 😇. Quant aux passereaux, ils restaient très discrets, ou alors tous partis dans les jardins 😉.
Quelques images de canards tels qu'on pouvait les voir depuis la RD446 (prises ce matin par François).

Vendredi 23 janvier 2026
Entre 300 et 400 Vanneaux huppés hivernent dans les champs qui bordent l'étang Vieux. Ils sont souvent sur les hautes Bornes, c'est-à-dire côté nord. On les voit s'envoler régulièrement dans la journée, sans qu'ils aient été effrayés (apparemment tout au moins) peut-être simplement pour se dégourdir les articulations. En regard des autres membres de la famille (Charadriidés), ils se distinguent pas des ailes larges qui leur confèrent un vol lent, mais, en contre-partie, leur permettent de pratiquer des virages rapides et probablement d'échapper ainsi à leurs prédateurs.
D'où provient ce nom vernaculaire de Vanneau ? Penchons-nous une nouvelle fois sur les écrits de Cabard et Chauvet (l'Étymologie des noms d'oiseaux Belin, ed. 2003) :
"Vanneau, du latin vannus (van, ustensile à vanner) et vannulus (petit van) ; d'où vanner (agiter et tourner le grain dans le panier à fond plat à deux anses, appelé van). Nom donné par analogie entre la forme des ailes et celle du van et ses anses, ou peut-être par analogie sonore entre le bruit des ailes et le bruit du grain agité dans le van par le vanneur. On peut aussi y voir encore une allusion aux déplacements vifs et irréguliers de l'oiseau en vol ; ainsi M. Desfayes rapproche ce nom de mots en rapport avec le mouvement tel celui d'un fanion, fan (en anglais, éventail). On trouve vaniel, en 1360, et vanneau, à partir de 1530."
Quelques images d'archives.





Jeudi 22 janvier 2026
Le Râle d'eau se caractérise par une capacité à se déplacer discrètement dans la végétation aquatique et une capacité à s'exprimer bruyamment. Lorsqu'il n'émet pas son cri de "grognement d'un porc à l'agonie", on le détecte par une série de "kipp kipp". Il est plus petit qu'une Poule d'eau et environ de la taille d'un Chevalier culblanc. Rien de particulier à signaler sur les canards, excepté la variation des effectifs de fuligules. Quelques photos des archives et le coucher de soleil du jour, que Johan n'a pas hésité à qualifier de "grandiose".




Mercredi 21 janvier 2026
Quelques espèces que vous auriez pu observer en vol ou posées si vous étiez venus. Les canards brillaient de mille feux au soleil. Les Sarcelles d'hiver étaient les plus abondantes et paradaient discrètement. La femelle de Milouin J49 a été revue en vol. Images du jour ou presque.






Mardi 20 janvier 2026
On se contente de suivre les effectifs d'oiseaux avec l'espoir non dissimulé de voir arriver un visiteur venu du nord ou simplement remonté du sud après sa descente vertigineuse pour échapper au gel et la neige. Le Bruant des roseaux n'a pas encore été signalé sur les abords des 2 étangs. Il faut rappeler qu'en hiver il préfère les friches ou les bassins de retenue des eaux pluviales, là où ses ressources alimentaires préférées sont plus abondantes. Ainsi, on me l'a signalé près des fermes. Il se regroupe le soir avec d'autres granivores en dortoirs proches des bâtiments qui accueillent les animaux d'élevage. Son retour vers les roseaux est sensible fin février généralement.
Photo récente de ce bruant à la ferme d'Orsigny. Peut-être d'autres images en fin de soirée.

Lundi 19 janvier 2026
Je ne ferai pas de commentaires sur les canards observés ce matin. Ils étaient calmes comme ils savent l'être lorsqu'ils dorment sur l'étang Vieux. Tiens, la Milouine "bec bleu J49" était de retour (cf 13 et 14 janvier) ! Curieusement, l'effectif de Milouins était revenu à la cinquantaine, après une baisse ce WE. Serait-ce qu'un petit groupe joue "les filles de l'air" de temps à autre et s'en va plonger en eaux plus troubles (plus claires, je ne vois pas où dans le secteur 😏) ?
On recherche les Perdrix, grises bien sûr, dans les champs alentour ! Photos d'archives de février 2021 quand il en restait encore...


Dimanche 18 janvier 2026
Comme on ne parle que d'eux mi-janvier, les canards ont la "grosse tête", mais il faisait doux pour la saison une fois de plus, et les passereaux restés à Saclay malgré le gel et la neige ont choisi de s'exprimer. Simplement pour nous prouver qu'ils survivent en attente de jours meilleurs. Ce fut le cas d'un mâle de Fauvette à tête noire* sur la bordure ouest de la réserve. Il a donc trouvé suffisamment de larves et de graines/fruits pour subsister. Un Gros-bec s'est fait également repérer ainsi qu'un Verdier, les 2 Roitelets et le Pic épeichette (entre autres). Bien sûr, il fallait qu'ils "parlent haut" car leurs cris timides étaient vite couverts par ceux des Grives litornes et mauvis.
* NB. Rappelons que cette fauvette hiverne en Île-de-France. Des études de baguage ont montré que les populations d'Europe centrale migrent vers l'ouest et certaines remontent passer l'hiver en Grande-Bretagne où elles profitent du nourrissage dans les jardins !
PS. Désolé pour les problèmes d'accès aux photos jusqu'à 20h30 🤭





Samedi 17 janvier 2026
Si j'ai tendance à être compréhensif avec les canards en hiver, je le suis moins avec les Grands Cormorans et les Foulques 😎. Allez comprendre leurs variations d'effectifs lors des dénombrements mi-janvier (cf. les graphes ci-dessous) ! Que leur faut-il de plus pour qu'ils passent l'hiver chez nous ? Ils ont de l'espace, des poissons de toutes les tailles, des écrevisses américaines, une végétation aquatique riche en métaux, lourds mais sûrement précieux, etc. Ils préfèrent se taire que d'exprimer ce qui ne va pas. Est-ce la solution pour aller vers un monde idyllique où les oiseaux et les humains se comprendront enfin ?
Je rassure ceux qui aiment la Bécasse des bois, au moins une des hivernantes de décembre 2025 est toujours là en janvier (image d'un des pièges-vidéos). Enfin, il y avait un Héron garde-bœufs ce soir au dortoir. Serait-ce le signe d'un retour précoce ou s'agit-il du seul "rescapé" de l'épisode neigeux ?




Vendredi 16 janvier 2026
Il restait une cinquantaine de Milouins ce matin et une vingtaine de Morillons. Curieux ce départ continu des fuligules. Rappelons qu'il y avait 300 Milouins le 13 janvier ! Seules les Sarcelles d'hiver conservent un effectif digne des étangs de Saclay avec 220 ind. Quand les Garde-bœufs reviendront-ils ? Probablement fin février début mars si l'on se réfère aux autres hivers lors desquels le froid les a fait fuir plus au sud ou vers l'ouest. Mais on connait mal la stratégie de ces hérons depuis qu'ils se sont installés dans notre région. Une dizaine de Grèbes huppés sur l'étang Neuf, certains avec un plumage nuptial bien marqué.
Quelques images d'archives de ces pêcheurs émérites et de leurs impressionnantes captures.




Jeudi 15 janvier 2026
Dès janvier, lorsque la douceur paraît, les Hérons cendrés les plus expérimentés, ceux qui sont restés sur ou aux abords de la réserve quoi qu'il leur en ait coûté, commencent à se positionner sur la colonie. Leur but, être le premier couple à choisir l'arbre le plus solide, à l'abri des vents dominants et surtout avec la meilleure vue sur les visiteurs amicaux ou prédateurs. Février calme souvent leurs ardeurs, mais ils reviennent avec plus de motivation. Au printemps dernier, nous avons constaté une baisse du nombre de couples nicheurs après une augmentation régulière depuis le début des années 2000 (cf. rapport 2025). L'étalement de la colonie sur la zone sud complique un peu le dénombrement des nids. Heureusement qu'on dispose de drones à présent. À suivre en 2026...
Quelques images hivernales de HC, issues des archives






Mercredi 14 janvier 2026
Les effectifs de fuligules ont encore varié. Le Milouin marqué au bec n'a pas été revu. Mon correspondant de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) qui centralise les données de canards bagués de cette façon m'a transmis l'information à ce sujet. Cette femelle a été marquée J49 le 19 mars 2025 à Noirlieu dans la Marne. Est-elle venue directement de ce site ? On n'a pas de contrôle intermédiaire à priori. Le coup de froid l'a peut-être incitée à partir vers l'ouest avec ses congénères. Une petite vidéo en digiscopie hier (donc en basse définition) vous la montre à nouveau. On ne distingue pas bien le J parce qu'il se trouve au-dessus du bec. Ce n'est pas la première fois que l'on voit des Milouins marqués de cette façon à Saclay. Ci-dessous, un autre individu observé en octobre 2020, par exemple. Il avait été bagué à Saint-Philibert-de-Grand-Lieu (44) le 21 juillet 2020 et contrôlé sur l'étang Vieux le 10 octobre 2020.

Mardi 13 janvier 2026
Augmentation significative des populations de canards hivernants, tout au moins ceux des Fuligules milouins qui atteignaient l'effectif respectable de 300 ind. et ceux de Sarcelles d'hiver qui comptaient 200 ind. En scrutant consciencieusement les Milouins (qui osaient se nourrir alors qu'ils étaient dénombrés, aucun respect pour les ornithos 😎), on retrouvait l'hybride potentiellement Milouin x Nyroca (photos) et Christian en a trouvé un portant une marque nasale avec le code 49 (photo en digiscopie). Je me renseigne sur l'origine de ce marquage. Peut-être une femelle provenant du programme "suivi des nicheuses" lancé par le MNHN il y a quelques années.
Notez une nouvelle fois la forme de la tête de l'hybride et l'ensemble de son "jizz" comme disent les anglo-saxons.
Pour ceux qui ne seraient pas abonnés à la revue ORNITHOS de la LPO (peu, j'espère, parmi les lecteurs 😉), vous pourrez télécharger un article qui explique l'intérêt de ce marquage pour mieux connaître la biologie des anatidés.




Lundi 12 janvier 2026
Les nouvelles seront courtes. Il faisait plus doux, mais le ressenti n'était pas agréable. Tout était dégelé, les canards de surface vaquaient à leurs occupations favorites sur l'étang Vieux et les plongeurs faisaient ce qu'ils savent le mieux faire, c'est-à-dire plonger, tous sur l'étang Neuf. Les effectifs ont encore varié dans la nuit. On espère que ça va se stabiliser d'ici le WE prochain pour les comptages internationaux. En plus du Butor qui a fait une apparition sur l'étang Vieux hier dimanche, un mâle de Busard Saint-Martin (photos) a été signalé au-dessus de l'eau, puis à la ferme de Viltain. À rechercher, mais comme il aime parcourir des km pour trouver sa nourriture, ça ne va pas être évident de le revoir sans un "morceau de chance"...





Dimanche 11 janvier 2026
Les –2°C de la nuit ont suffi à faire de nouveau geler l'eau en surface. Ça devrait fondre dès demain... Un Butor a été signalé en vol au-dessus de l'étang Vieux ! On garde donc l'espoir que notre potentiel hivernant de décembre soit resté. Sinon, Julien me montre un fuligule "anormal" en début d'après-midi sur l'étang Neuf. Nous le regardons en détail et les digiscopies (ci-dessous) présentent un individu de type "hybride" comme on en voit parfois dans les groupes de plongeurs. La littérature (guides d'identification de terrain) montrent quelques exemples typiques, mais les plumages sont variables selon les cas d'hybridation. On a conclu à un hybride Fuligule milouin x Fuligule nyroca. Notez la tête conique, l'iris clair, le bec bleu-clair et le dos sombre. L'extrait de l'ouvrage "Identifier Les Oiseaux d’Europe" de Nils Van Duivendijk et Marc Guyt, vous montre un dessin qui représente le mieux l'hybride de cet après-midi.
Un hybride Milouin x Nyroca a été signalé irrégulièrement (et filmé) à Saclay de 2014 à 2023, mais il avait les sous-caudales blanches. On a supposé qu'il s'agissait du même sur toute cette période, compte-tenu de la longévité des canards et de leur fidélité à leur site d'hivernage.
Cet après-midi, la majorité des canards étaient sur l'étang Vieux, dont 100 Sarcelles d'hiver (le retour !).





Samedi 10 janvier 2026
La neige aurait-elle fait disparaître les Hérons garde-bœufs hivernants ? Ils n'ont pas été signalés depuis le 3 janvier. Ce matin, ils n'étaient pas à Jouy-en-Josas (domaine de Vilvert), là où ils se nourrissaient ces temps-ci. Donc, si vous avez des infos... Les effectifs de fuligules ont encore augmenté, surtout ceux de Milouins qui atteignent 260 ind. à présent. Aucune nouvelle espèce d'oiseaux d'eau jusqu'à présent grâce au dégel, mais je mise sur leur capacité proverbiale à nous surprendre dans les prochains jours 😎. Le Week-end prochain est celui du comptage international des oiseaux d'eau sur l'hémisphère nord. Mi-janvier est la période considérée comme celle où leurs populations sont stables, mais bien sûr, il ne faut pas qu'il y ait une vague de froid. En tout cas, ce n'est pas prévu pour la semaine prochaine.

Vendredi 9 janvier 2026
Finalement, j'imaginais la couche de glace plus épaisse qu'elle ne l'était. Ce matin, tout était dégelé ou presque et cet après-midi, il restait seulement une frange de glace sur les abords de l'étang Neuf. Mais tous les canards étaient restés sur cet étang, notamment les fuligules et les canards de surface. Les Milouins plongeaient tout près de la route, peut-être parce que ça les protégeait du vent d'ouest. On ne les voit pas ressortir ce qu'ils capturent dans les profondeurs. On sait qu'ils sont amateurs de végétaux, mais ils complètent leur régime avec des invertébrés et des crustacés. On peut donc supposer qu'ils "broutent" les plantes aquatiques et avalent avant d'émerger. Les Morillons se montrent parfois avec une écrevisse dans le bec.
Images fixes et animées* d'ambiances de ce matin, et Milouins en vidéo pour vous prouver qu'ils étaient proches et Chipeau à l'envol. Les secousses dans les vidéos résultent du vent sur la voiture.
* J'ai gardé le bruit du vent du matin, mais je l'ai retiré pour les Milouins cet après-midi.



Jeudi 8 janvier 2026
Les deux fidèles compteurs ne se sont pas croisés ce matin (😉), mais ont obtenu les mêmes effectifs à quelques unités près. Seuls les Milouins renforcent leurs effectifs, bien qu'on n'atteigne pas encore ceux d'un hiver doux. Dés qu'il va faire un peu moins froid, vous allez voir les "vieux" couples de Hérons cendrés se positionner sur la colonie. Puissent-ils "donner des idées" aux Grandes Aigrettes qui ont séjourné dans le secteur depuis l'automne. Avec le dégel et la tempête de demain, je ne vous cache pas que nous nourrissons l'espoir d'une arrivée d'oiseaux côtiers à la recherche d'un havre de paix. Entre nous, le vent de sud-ouest n'est pas le plus porteur, mais s'il vire à l'ouest, voire au nord-ouest, ce sera plus favorable.
Quelques images d'hier qui nous font profiter (une dernière fois pour l'hiver ?) du paysage neigeux (Goéland leucophée, Pipit farlouse, Pic épeiche, Poule d'eau et 2 Renards !). J'ai reçu la photo du chevreuil par le 4G depuis un de mes pièges-photos (7 janvier vers 16h30).
PS. pour ceux qui doivent faire des animations à l'observatoire samedi, je vous dirai demain s'il s'est formé un trou d'eau sur l'étang Vieux. Entre nous, ce n'est pas gagné...







Mercredi 7 janvier 2026
Une seule visite aujourd'hui, celle de Christian cet après-midi. Pas de changements fondamentaux. Juste un trou d'eau (comme on dit au Canada en parlant du premier ministre 🤭) avec tous les plongeurs : 135 Milouins et 35 Morillons. Les canards de surface se font plus rares. Demain avec le radoucissement (plus avis de tempête sur 2 jours), ça devrait commencer à fondre, c'est maintenant qu'il faut être vigilant et bien surveiller les mouvements des oiseaux d'eau qui remontent.
Quelques images faites hier et avant-hier par Jean-Pierre. Vous vous doutez que le lever de soleil ne date pas de ce matin...






Mardi 6 janvier 2026
Sans affronter les intempéries, vous pouvez bénéficier des couleurs de l'hiver aux étangs de Saclay, car il y a des aventuriers, compteurs émérites de canards et photographes artistiques qui se dévouent au nom de leur passion pour vous transmettre le meilleur de leurs impressions 😉. Voici quelques échantillons d'hier et d'aujourd'hui. Des Alouettes dans les champs enneigés grâce à JP, lever et coucher de soleil (du jour) grâce à Johan et la "casquette" blanche de l'observatoire au-dessus de la brume ce matin grâce à Christian qui, par ailleurs, a également dénombré les canards : conclusion, pas de changements par rapport à hier.
NB. Encore beaucoup de neige attendue demain matin...










Lundi 5 janvier 2026
Tout ce que je peux vous offrir ce soir, c'est l'ambiance hivernale sur les étangs. Les effectifs de Milouins sont montés à 150 et ceux de Morillons à 35 (info de Christian). Les Souchets maintiennent leur place sur la glace coûte que coûte. Quant aux Sarcelles d'hiver, difficile de savoir où et combien elles sont.
La synthèse ornitho 2025 est téléchargeable, soit en version légère sans photos (1Mo), soit en version un peu plus lourde, avec photos (6,8 Mo). L'original illustré atteignait 273 Mo, vous vous doutez qu'il a fallu diminuer la définition des photos. Ces téléchargements expirent le 20 janvier (ensuite ils seront disponibles sur le menu Oiseaux, la liste et les rapports).




Dimanche 4 janvier 2026
Le paysage était aussi splendide qu'hier et le trou d'eau sur l'étang Neuf se maintenait grâce aux courageux oiseaux d'eau qui luttent sans merci contre l'emprise du gel. Les effectifs changent chaque jour, ce que nous supposons être le résultat de mouvements migratoires sous l'influence de cette petite vague de froid.
Quelques images variées d'hier soir et de ce matin. Remarquez ce goupil saclaysien, pris en vidéo depuis la route, qui "se la joue" renard arctique.





Samedi 3 janvier 2026
La conjonction du gel nocturne et des quelques cm de neige tombés en soirée ont transformé les 2 étangs en grands déserts blancs. Les amateurs de photos ne s'y sont pas trompés, c'était l'occasion de faire de beaux clichés hivernaux. Ci-dessous une partie des photos reçues. Le dénombrement des canards a montré un nouveau changement dans les effectifs de plongeurs. Les Milouins atteignaient 80 ind., ce qui reste modeste évidemment, mais leurs plongées permanentes ainsi que celles des Cygnes maintiennent une belle surface en eau libre sur l'étang Neuf. Est-ce que ça va suffire avec les –4 –5°C prévus ces prochaines nuits ? Vous le saurez en suivant les actualités, voire en venant constater la situation de visu 😉.












Vendredi 2 janvier 2026
Le trou d'eau de l'étang Neuf s'était considérablement agrandi, mais les températures nocturnes des prochains jours, telles qu'elles sont prévues, permettront à la glace de reprendre le dessus. En tout cas, une petite bande de Grèbes castagneux (11 minimum) en avait profité pour gagner ce "havre de paix" et disposer de ressources alimentaires. Lorsque les petites pièces d'eau que privilégie le Castagneux sont gelées, nous bénéficions de leur arrivée groupée. Espérons que d'autres espèces (rares...) choisiront cette même opportunité. Christian soupçonne le Butor d'avoir fait une apparition furtive au bord des roseaux, mais on préfère en avoir une meilleure vision pour confirmer sa poursuite d'hivernage.
Images récentes, excepté les Grèves castagneux issus des archives.








Jeudi 1er janvier 2026
Ce matin, on était un peu moins nombreux qu'hier et le Butor ne s'est pas montré, enfin pour ce que j'en sais. Il reste quelques Pluviers dorés dans le secteur pour ceux qui les aiment*, souvent avec des Vanneaux huppés. Il faut les chercher dans les champs autour de Viltain ou devant l'entrée principale de la DGA-EP. Deux trous d'eau sur l'étang Neuf accueillent les canards qui refusent de quitter leur lieu idéal d'hivernage. Un Pic noir est passé au-dessus de l'étang Vieux (photo grâce à Sébastien).
Quelques images du jour, dont le lever de soleil sur l'étang Neuf, l'ambiance hivernale sur l'étang Vieux et un clip de Bécasse, puisque j'en ai de nouveau enregistré sur mes pièges-vidéos (une des 2 hivernantes rive nord de l'étang Vieux).
* Et pas seulement en gratin (https://www.recettesdecuisine.net/recette-de-cuisine/gratin-de-pluviers/) 👨🍳. Entre 10 000 et 12 000 Pluviers dorés sont tués à la chasse chaque année en Métropole ! 😢






Mercredi 31 décembre 2025
De nombreux visiteurs en ce dernier jour de l'année ! Les conditions étaient idéales, un lever de soleil prometteur, belle lumière, vent calme, et surtout l'espoir de voir notre espèce emblématique de l'hiver : le Butor étoilé. Il a fallu être patient et les observateurs du petit matin sont repartis sans le voir (ou le revoir). Il s'est montré vers 12h sur la rive sud. Peu d'images car la distance et l'éclairage n'étaient pas favorables. Deux photos témoignages tout de même.
Je souhaite à toutes les lectrices et tous les lecteurs une belle et heureuse année 2026 parsemée d'observations inoubliables, aux étangs de Saclay tout au moins. Mille mercis à tous ceux qui me transmettent les données et les superbes images qui font vivre ce site web. Le rapport ornithologique 2025 est en cours de finition. Il sera téléchargeable d'ici une semaine environ.
Cocktail d'espèces reçues hier ou aujourd'hui.













Mardi 30 décembre 2025
Encore un jour pour enrichir l'année 2025 ! C'est peu me direz-vous, mais on connaît l'acharnement des habitués de Saclay 😎. Ce matin, un seul Butor observé. Il était posé rive nord de l'étang Neuf, plutôt du côté de la digue des pêcheurs (digue est). Il s'est envolé vers l'anse sud-est et n'a pas été revu, tout au moins jusqu'à 16h. Sinon, des échantillons de tous les canards dans les trous d'eau, mais les effectifs ont chuté. Les plus abondants restent les Souchets avec une cinquantaine de "becs plats".
Quelques photos de l'un des Butors, celles de JP ont été prises hier après-midi, les miennes ce matin. Plus quelques classiques du moment (je n'ai pas mis tout ce que j'ai reçu... j'en garde pour demain 😉).













